Annonce post natal du handicap

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  • Publié le : 26 novembre 2011
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SOMMAIRE

1. INTRODUCTION

2. PROLOGUE

3. L’APRES COUP

4. ORIGINE DU HANDICAP, LA QUESTION DES ORIGINES

5. LA DIMENSION SYMBOLIQUE DU HANDICAP

6. LE VECU PSYCHIQUE DE L’ANNONCE :

a) La confusion ;
b) L’ébranlement identitaire ;
c) La rupture de la temporalité ;
d) Au niveau du groupe familial.

7. PHASE DEL’ACCOMPAGNEMENT :

a) L’accompagnement ;
b) Le regard porté sur l’enfant handicapé ;
c) Restaurer la confiance.

8. L’ANNONCE :

a) Conséquence de l’annonce ;
b) Comment faire l’annonce.

9. CONCLUSION

10. BIBLIOGRAPHIE

L’ANNONCE POST NATAL DE L’HANDICAP

1. INTRODUCTION :

La révélation aux parents d’une pathologie chez leur enfant estun moment particulièrement difficile. L’ensemble des études montre en effet que les parents, confrontés à u enfant différent de celui qu’ils avaient imaginé, sont profondément affectés. Ils éprouvent au moment de l’annonce tout à la fois des sentiments de révolte, d’injustice, de désespoir et de culpabilité. Les conditions dans lesquelles les parents ont appris la déficience de leur enfantpeuvent influer sur son évolution, celle de la vie familiale, et sur les relations avec les professionnels. Lorsqu’elle intervient pendant la grossesse, la révélation conduit les parents à anticiper le devenir de leur enfant et à assumer, le cas échéant, des choix déterminants.
L’extrême diversité des maladies et des malformations, ainsi que l’incertitude de certains diagnostics et surtout despronostics, compliquent la tâche des soignants confrontés à cette situation tant durant la période prénatale que postnatale.
La mise en évidence d’une anomalie en période prénatale présente un certain nombre de spécificités : absence physique de l’enfant, limitation du temps pour élaborer la décision et possibilité d’interrompre légalement la grossesse.
A la naissance, le contexte est autre : lebébé est là mais l’attachement des parents à leur enfant est encore fragile. Même si l’anomalie était déjà connue, la réalité peut être difficile à affronter. Contrairement aux idées reçues, les méthodes de diagnostic prénatal ne permettent pas de tout déceler et la découverte, à la naissance, d’anomalies non dépistées in utero suscite encore plus de désarroi et d’incompréhension. Les parents maisaussi la fratrie doivent également être accompagnés et soutenus car il y a d’une part, l’annonce à travers laquelle on parlera plutôt d’anomalie, et, d’autre part, le regard : celui des parents sur cet enfant qui, pour eux, est un exemple raté et celui de la société qui le considère un peu comme un monstre. IL faut donc, et au nom de la dignité de la personne, reconstruire un projet autour del’enfant, éduquer le regard et préserver l’équilibre familial.

A partir du procès Fougeray, qui a défrayé la chronique au début mai 1989, nous allons traiter de l’annonce faite aux parents de l’handicap de leur enfant à la naissance. Nous verrons successivement :
- La question de l’origine du handicap ;
- La question de leur symbolique ;
- La question du vécu psychique de l’annonce ;
- La phase del’accompagnement ;
- L’annonce de l’handicap.

2. PROLOGUE :

Article qui décrit un procès datant de 1989 :

Mercredi 3 mai 1989. Jean-Louis Fougeret, 39 ans, accusé d’avoir tué quelques instants après sa naissance son enfant mongolien, est acquitté par le Cour d’Assises des Bouches-du-Rhône.

Quelques repères, extraits des minutes de ce procès, propos du père, de la mère, des experts etautres hommes de loi :

- le père : « cet enfant, nous l’attendions comme le messie. Lorsque le pédiatre m’a annoncé qu’il était mongolien, le monde s’est écroulé… » ça a été comme « un coup de poignard », « le malheur qui s’abat »… « je me suis retrouvé tout seul dans la salle des couveuses, j’étais effondré, je pleurais. Puis j’ai entrevu le cauchemar et la vie qui allait être la...
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