Anthologie romantisme symbolisme

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  • Publié le : 8 mai 2011
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ANTHOLOGIE POETIQUE
Les feuilles d’automne Victor HUGO
Jadis et Naguère Paul VERLAINE

SOMMAIRE

1) Préface Page 2

2) Pierrot Page 3

3) Art poétiquePage 6

4) Pantoum négligé Page 9

5) Un jour au mont Atlas les collines jalouses Page 11

6) Ô toi qui si longtemps vis luire à mon côté Page 13

7) Où est donc le bonheur ? disais-je. — Infortuné ! Page 16

78 A une femmePage 21

9) Madame, autour de vous tant de grâce étincelle Page 23

10) La pucelle Page 25

11) Amis, un dernier mot ! Page 27

1

Préface versifiée

Des mots à l’infini…

Une infinité de mots choisis parici,
Quelques milliards de vers fabriqués par ceux ci,
Pour des millions de strophes pleines d'énergie :
Voici les bases d'une modeste anthologie.

Il ne fut pas aisé de choisir chez Verlaine.
Zigzaguer à travers les milliers de symboles,
Décider parmi ses centaines de paroles,
Je dois avouer que ce n'était pas sans peine.

Et c'est sans plus d'aisance avec Victor Hugo,
Ce poète illustreparmi les romantiques,
Que j'ai sélectionné des dizaines de mots ;
Pour aboutir à une anthologie unique.

Jimmy BONVOISIN

2

PIERROT

À Léon Valade.

Ce n’est plus le rêveur lunaire du vieil air
Qui riait aux aïeux dans les dessus de portes ;
Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas ! est morte,
Et son spectre aujourd’hui nous hante, mince et clair.

Et voici que parmi l’effroi d’unlong éclair
Sa pâle blouse a l’air, au vent froid qui l’emporte,
D’un linceul, et sa bouche est béante, de sorte
Qu’il semble hurler sous les morsures du ver.

Avec le bruit d’un vol d’oiseaux de nuit qui passe,
Ses manches blanches font vaguement par l’espace
Des signes fous auxquels personne ne répond.

Ses yeux sont deux grands trous où rampe du phosphore,
Et la farine rend pluseffroyable encore
Sa face exsangue au nez pointu de moribond.


3
J’ai tout d’abord commencé avec ce poème, du fait qu’en le lisant, il m’a immédiatement rappelé des souvenirs de mon enfance, notamment une célèbre comptine, chantée encore et encore à l’école primaire. De plus, il fallait évidemment commencer par un poème, quoi de mieux que de commencer par celui qui vous rappelle votre enfance ?Puis, en le lisant plus soigneusement, on peut remarquer qu’une sorte de morale ressort de ce poème. On peut être rieur et joyeux, et c’est alors qu’un événement tragique arrive et fais perdre tout éclat de joie.

J’ai alors tout simplement choisit pour illustrer cette œuvre la comptine connu par tous sous le nom de « Au clair de la Lune ».

Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot,Prête-moi ta plume
Pour écrire un mot.
Ma chandelle est morte,
Je n'ai plus de feu ;
Ouvre-moi ta porte,
Pour l'amour de Dieu.

Au clair de la lune,
Pierrot répondit :
« Je n'ai pas de plume,
Je suis dans mon lit.
Va chez la voisine,
Je crois qu'elle y est,
Car dans sa cuisine
On bat le briquet. »

4
Au clair de la lune,L'aimable lubin
Frappe chez la brune ;
Ell' répond soudain :
« Qui frapp' de la sorte ?
Il dit à son tour :
— Ouvrez votre porte
Pour le Dieu d'Amour ! »

Au clair de la lune,
On n'y voit qu'un peu ;
On chercha la plume,
On chercha le feu.
En cherchant d'la sorte
Je n'sais c'qu'on trouva,
Mais je sais qu'la porte
Sur eux se...
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