Anthologie

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Anthologie “les saisons”

Français

sommaire
préface #2
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« je mourrais de plaisir …» de pierre de ronsard #3
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dialogue : « ou sont tant de beauté… » de amadis jamyn #4
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chant d’automne de charles beaudelaire#5
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« vent d’été… » de charles cros #6
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« que j’aime le premier frisson d’hiver… » de alfred de musset #7
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« au mois de mai… » de claude malleville #8
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« jeunes amoureux nouveaux… » de charles d’orléans #9préface

Chers lecteurs, je vais essayer de vous faire redécouvrir les saisons de l’année à travers cette anthologie poétique. Tous ses récits racontent une histoire tout en ayant un rapport avec les quatre saisons de l’année. Dans mon anthologie je vais vous présenter tout d’abord  « je mourrais de plaisir …» de Pierre de Ronsard ensuite « où sont tant de beauté… » de Amadis Jamyn, unautre texte qui s’intitule chants d’automne de Charles Baudelaire également « vent d’été… » de Charles Cros, il y aura également « que j’aime le premier frisson d’automne… » d’Alfred de Musset et « au mois de mai … » de Claude Maleville et pour finir « jeunes amoureux nouveaux… » de Charles d’Orléans. J’ai choisis ce thème (les saisons) car je trouve cela très poétique quand la nature changede couleur instinctivement au fur et a mesure des saisons. Les saisons sont comme un cycle fermé qui tourne sur lui-même sans faille, sans retard. Les saisons sont toujours la pour nous indiquer quand nous sommes.

« Je mourrais de plaisir... »
Pierre de Ronsard

Je mourrais de plaisir voyant par ces bocages 
Les arbres enlacés de lierres épars, 
Et la lambruche errante en mille et milleparts 
Ès aubépins fleuris près des roses sauvages. 

Je mourrais de plaisir oyant les doux langages 
Des huppes, et coucous, et des ramiers rouards 
Sur le haut d’un futeau bec en bec frétillards, 
Et des tourtres aussi voyant les mariages. 

Je mourrais de plaisir voyant en ces beaux mois 
Sortir de bon matin les chevreuils hors des bois, 
Et de voir frétiller dans le ciel l’alouette. Je mourrais de plaisir, où je meurs de souci, 
Ne voyant point les yeux d’une que je souhaite 
Seule, une heure en mes bras en ce bocage ici.

dialogue : « Où sont tant de beautés... »
Amadis Jamyn

Où sont tant de beautés que le printemps avait, 
Ornement des jardins et des molles prairies ? 
Où sont toutes les fleurs des campagnes fleuries ? 
Où est le temps serein qui les cœursémouvait ? 

Où est le doux plaisir qui dans l’âme pleuvait 
Durant les jeunes mois ? par qui les fantaisies 
Des esprits généreux célestement nourries 
Admiraient les effets que nature pouvait ? 

R. - Ces beautés maintenant mortes dessus la terre 
Vivent en Artémis, qui les garde et les serre 
Pour embellir ce tout de mille biens divers : 

La face du printemps de là se renouvelle, 
Lesoleil y emprunte une clarté plus belle, 
Et c’est le paradis de ce grand univers.

Chant d’Automne
Charles Baudelaire


Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; 
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! 
J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres 
Le bois retentissant sur le pavé des cours. 

Tout l’hiver va rentrer dans mon être : colère, 
Haine, frissons, horreur,labeur dur et forcé, 
Et, comme le soleil dans son enfer polaire, 
Mon cœur ne sera plus qu’un bloc rouge et glacé. 

J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ; 
L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho plus sourd. 
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe 
Sous les coups du bélier infatigable et lourd. 

Il me semble, bercé par ce choc monotone, 
Qu’on cloue en grande hâte un...
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