Antimacdo

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DOSSIER MAC DONALD’S
FAST-FOOD ET TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE

Miron CUSA

Ce dossier a été publié en mars 2000 dans le « Trait d’Union », journal des étudiants en Psychomotricité de la Pitié-Salpêtrière, Paris. Je lui ai rajouté la partie consacrée aux animaux.

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____________MOTS-CLES : Rythme de vie, harmonie, équivalent masturbatoire, rapidité, grignotage, uniformité, imitation, rituel, régression, illusion, provisoire, oralité, conduite addictive, temps, liberté
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RESUME: Le développement des fast-foods s’inscrit dans un contexte historique et social, celui de l’urbanisation et del’uniformisation de nos habitudes, mais il révèle en même temps notre manque de liberté, une conduite addictive, une régression dans la recherche de plaisirs immédiats et une violence infligée aux animaux.
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SOMMAIRE

Nourriture et religionDe la santé publique à la psychiatrie

Voyage au coeur d’une cantine

Le contexte historique et socioculturel

Ronald passe comme « ça » chez Mac Donald’s

Mac Do et exploitation animale

Conclusion

Bibliographie

NOURRITURE ET RELIGION

On dit souvent que « savoir manger c’est savoir vivre ». En effet lescomportements alimentaires comptent parmi les meilleurs témoins de notre déséquilibre psychique et de nos rythmes de vie désordonnés et trop lourds. Nous avons perdu un certains nombres de repères socioculturels, idéologiques et des coutumes qui considéraient la nourriture avant tout comme symbolique. Peut-on vraiment comprendre à l’heure actuelle ce que ressentait un agriculteur « primitif », quien semant son blé accomplissait un acte sacré sur le corps de la « terre-mère »? Mircea Eliade (1949) explique fort bien comment cette agriculture est devenu l’un des premiers actes sacrés car l’Homme a ainsi pris conscience du cycle naturel des saisons tout en recréant chaque année le mythe cosmogonique (c’est à dire de création du monde). Jadis la nutrition participait donc aux rites decommunion avec la natures et les Dieux.
Dans la tradition chrétienne ou dans de nombreuses écoles initiatiques ésotériques (gnose, kabbale...) les repas doivent être au préalable béni. Jésus disait « mangez, ceci est ma chair, buvez, ceci est mon sang » et Aïvanhov (1998) ajoute que « le Christ, par cette nourriture, nous donne la vie, si l’on a conscience que l’on prend le corps et le sang du Christ,on entre en contact avec son esprit » , il s’agit là avant tout de spiritualité, le Christ étant symbolique et en toute chose, mais il existe d’autres moyens de trouver un équilibre psychique à table, ainsi Aïvanhov conclu qu ‘une « bénédiction est une sorte de cérémonie, de rite magique. Par les paroles, les gestes, les pensées de la personne qui prononce la formule, la nourriture est imprégnéed’émanations (...) qui la préparent à entrer en harmonie avec ceux qui doivent la consommer ».
On remarque également que de nombreux religieux ne commencent pas leur repas avant d’avoir dit les grâces et les prières.
Le rapport entre son propre équilibre (naturel ou spirituel) et sa façon de manger est donc évident, il est également certain qu’aujourd’hui profane et désacralisée, lanutrition révèle d’avantage notre instabilité, notre vie arythmé et nos angoisses existentielles. Ces crises se retrouvent à un certain niveau dans cette « malbouffe » dont parle aujourd’hui José Bové mais l’apparition des fast-foods s’inscrit aussi dans un contexte historique et culturel bien plus complexes comme nous allons le voir.

DE LA SANTE PUBLIQUE A LA...
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