Approche différentielle de l'intelligence

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  • Publié le : 24 mars 2011
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Absence de consensus quant à la définition de l’intelligence.

La capacité de s’adapter à son environnement – à résoudre des problèmes nouveaux – à apprendre – à abstraire.

Souvent définie comme relative à un contexte culturel.

Notion trop vague pour donner prise à une approche scientifique.

La finalité est l’adaptation du comportement à une situation nouvelle, atteinte grâce à unepropriété essentielle du système cognitif : celle de s’auto modifier en fonction de l’expérience.

A – les modèles unidimensionnels de l’intelligence

I – Le Binet-Simon

Contrairement à Cattell et Galton, Binet est persuadé que la mesure doit porter sur les activités supérieures mentales. La mémoire, l’imagination, l’attention, la faculté de comprendre, le bon sens, sens pratique…

Mais àl’époque, on ne voit pas du tout comment mesurer des processus mentaux.

L’idée de Binet est de prendre appui sur la différence entre individus pour fonder la mesure – comparaison entre individus considérés comme normalement intelligents et des individus considérés comme retardés mentaux. Ceci aboutit sur la première version de l’échelle métrique. Ensuite comparaison entre enfants d’âgedifférents.

Dans la seconde version, l’échelle des âges auxquels les différents items sont normalement réussis permet de définir le niveau mental.

Pour être caractéristique d’un âge, 12 ans par ex., un item doit être échoué par une majorité d’enfants de 11 ans et réussi par par la plupart des enfants de 13 ans et par environ 50% des 12 ans.

L’iée de mesure, selon Binet, ramène à l’idée declassement hiérarchique.

Le calcul de l’âge mental se fait en effectuant la somme non pondérée des items réussis, nombre de mois dont chacun est crédité.

C’est Stern, en 1912, qui suggère de pondérer l’âge mental par l’âge chronologique.

Ainsi, un enfant (âge mental de 12 ans – âge chronologique de 10 ans) a un quotient de 12/10=1,2

Le même écart chez un enfant de 4 ans donne 6/4=1,5Terman multiplie par 100 le résultat pour éviter les décimales.

II – Le facteur g de Spearman

Le problème qui préoccupe Spearman est celui de la relation entre les activités psychiques élémentaires (discrimination sensorielle par ex.) et les activités psychiques complexes en jeu à l’école ou dans la vie professionnelle.

Contrairement à Binet, il pense que ces deux sortes d’activitésélémentaires font appel à l’intelligence.

Pour apprécier le degré de relation entre ces activités, il propose de calculer leurs corrélations – méthode de quantification entre deux séries de mesure. Principes inventés par Galton – corrélations entre tâche de discrimination sensorielle et les performances dans des tâches intellectuelles plus complexes. Les variations des performances observées dans cesdeux domaines obéissent à une cause commune : l’intelligence générale.

Il recueille les notes scolaires d’enfants des écoles, leur fait passer des épreuves de discrimination sensorielle et calcule les corrélations entre les scores des élèves à toutes ces épreuves.

Il trouve des corrélations positives mais d’intensité variable.

Il trouve une part de variance commune à toutes les épreuveset d’autres spécifiques à chacune des épreuves.

Le facteur commun est g – la théorie est dite bifactorielle (facteur g commun et facteur spécifique à l’épreuve).

B – Des modèles unidimensionnels aux modèles multidimensionnels de l’intelligence

Au cours du siècle, l’évolution des travaux de Spearman et de Binet ont abandonné le modèle unidimensionnel vers des modèles multidimensionnels.I – L’évolution des modèles multidimensionnels

a. Thurstone et les aptitudes primaires

Il ébranle le modèle unidimensionnel grâce à une nouvelle méthode d’analyse factorielle dite multiple.

Thurstone ne trouve pas de facteur général d’intelligence, mais une douzaine de facteurs indépendants dont 7 sont interprétables. Il recommande que chaque individu soit décrit par son profil...