Aristote bonheur et amusement

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  • Publié le : 11 janvier 2010
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Aristote: Ethique à Nicomaque
Bonheur et amusement

Le texte étudié est un texte d'Aristote qui nous raconte l'accès au bonheur. Il est basé sur le thème du bonheur en relation avec l'amusement. On retrouve la thèse de l'auteur qui est que le bonheur ne consiste pas dans l'amusement. On peut se poser laquestion en quoi consiste le bonheur ? Comment peut on l'atteindre ? Pourquoi l'Homme est il à la recherche du bonheur ?
Pour répondre à ces questions nous verrons en quoi l'amusement n'est pas le bonheur mais aussi que l'amusement n'est pas à exclure du bonheur et de sa finalité.

Le début de ce texte nous expose clairement la thèse de l’auteur : « Le bonheur ne
consiste pas dans l’amusement.Qu'est ce que le bonheur? Il se compose de "bon" et "heur". "Heur" signifiant "Etre" soit sentir, vivre, exprimer, et "Bon" quelque chose de bon, de bien. Le bonheur serait une sensation de bien être permanent. Qu'est ce que l'amusement ? Le fait de s'amuser de se distraire. Le bonheur selon l'amusement serait comme une succession de éphémères. Ici, il n’en est pas question. L’amusement n’est pas unefin en soi. il n’est qu’une simple distraction, sans suite qui ne permet pas l’accès à un bonheur stable et continu. Cette absence d'idéal engendre l’impossibilité d’en faire le but de l’être humain.
L’emploi répété du mot « absurde » (ligne 1 et 2) montre l’indignation d’Aristote devant cette vision du bonheur. En effet, si le bonheur se résume à une suite de distractions, il aurait bien peude valeur, car il est finalement le but, l’idéal de chaque être humain. Lorsque Aristote dit (L.2-3):"On peut dire, en effet, de toutes les choses du monde, qu'on ne les désire jamais que pour une autre chose, excepté toutefois le bonheur", cela revient à dire que chaque chose désirée n'est désiré qu'en tant que moyen , et non comme une fin pour tendre quelque chose de plus haut, mais que seulementle bonheur est désiré comme une fin pour tendre vers quelque chose de plus haut. L’aspiration au bonheur constitue une quête que chaque individu mène de façon personnelle. Ainsi, si le bonheur était mis sur un pied d’égalité avec le plaisir, cela voudrait dire que la quête du bonheur n’est qu’un plaisir éphémère, sans valeur en comparaison avec la représentation du "bonheur". Et lorsque Aristotedit: " Mais s'appliquer et se donner de la peine, encore une fois, uniquement pour arriver à s'amuser, cela paraît aussi par trop insensé et par trop puéril" il nous montre que le travail fourni et la peine endurée toute une vie seraient totalement inutile si elles servaient uniquement à assouvir des désirs d'amusement puérils et succinct. Cela serait totalement disproportionnelle. Mais enrevanche si le bonheur recherché est atteint, ce bonheur compensera tout les efforts de travail fournies. L’homme ne doit pas se contenter de cette conception. De plus, un désir satisfait donne évidemment du plaisir mais il est aussitôt remplacé par un autre désir ; nous replongeons alors dans l’insatisfaction.
L’assouvissement d’un désir va donc de pair avec un manque futur.
Bien que l’amusementne soit pas une finalité, il n'est pas non plus à exclure dans la quête du bonheur. L’amusement est un besoin qu’éprouve l’être humain. (L.6)"L'amusement est une sorte de repos" Il est donc une sorte de pause ou de trêve qui est utile à l'accès au bonheur. Car celui-ci est l’obtention d’une succession d'actes accomplis qui sont eux-mêmes dépendants de l’amusement, car comme Aristote le dit (L.7): « On ne saurait travailler sans relâche ». En bref, c’est cette succession d’acquisitions de biens reposant sur le plaisir qui constitue les différents outils pour atteindre la finalité recherchée. Donc, si le plaisir est pris en compte dans la quête du bonheur, alors on peut noter que les biens extérieurs sont acceptable : festoyer, fêter, se distraire d'une façon ou d'une autre implique que...
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