Aristote

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  • Publié le : 6 décembre 2011
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Aristote

Aristote est né en 384 av. J.-C. en Macédoine (nord de la Grèce) et il mourra en 322 av. J.-C. à 62 ans. Il perdit très tôt son père, Nicomaque, qui était médecin de Philippe, roi de Macédoine

A 17 ans, Aristote vint à Athènes et suivit les cours de Platon à l'Académie pendant vingt ans; mais selon l'adage célèbre, il était ami de Platon, certes, mais plus encore de la vérité: ilse montrera très critique vis-à-vis du fondateur de l'Académie.

En 343, Philippe II de Macédoine le choisit comme précepteur de son fils, le futur Alexandre le Grand.

Par la suite, vers 335-336, Aristote fonde à Athènes sa propre école, appelée le Lycée, le nom donné à ses disciples = les Péripatéticiens.
Il exerce treize ans son enseignement à Athènes. A la mort d'Alexandre (323 av.J.-C.) Aristote devient suspect et accusé d'impiété (comme Socrate...), il doit quitter Athènes et s'exiler. Il mourra en 322 av. J.-C. (à 62 ans).

* Aristote a emprunté à Socrate et à Platon l'idée que la connaissance doit être la recherche du nécessaire et de l'universel, qu'elle doit dépasser la sphère de l'opinion changeante et incertaine. Mais Aristote va affirmer son indépendanceintellectuelle par rapport aux thèses maîtresses de Platon (telle la théorie des Idées).
 
* Le projet d'Aristote apparaît, d'autre part, comme un essai de totalisation du savoir de l'époque: pour édifier ses traités, le philosophe a puisé dans toutes les connaissances du temps, cosmologie, biologie, médecine, etc. L'approche concrète de la biologie et de la médecine (par son père) l'a influencé toutparticulièrement.

Aristote remet en cause la théorie des Essences (Idées de son maître Platon), lui substituant la doctrine de la substance et de l'Etre. Bien qu'il n'ait pas inventé ce terme, il est le père de la métaphysique. Le mot métaphysique n’est pas connu d’Aristote, qui emploie l'expression philosophie première. Ses travaux s'appuient sur les concepts fondamentaux suivants:

* Le conceptd'acte, fait d'exister comme être pleinement réalisé et achevé (ex.: L'adulte est en acte);
* La puissance, conçue comme virtualité et simple possibilité;
* La forme: ce qui, dans l'objet, est intelligible et lui confère telle essence; la forme n'est pas soumise au devenir, c'est un principe métaphysique (ex.: I'âme est la forme du corps);
* La matière, conçue comme potentialité pure que laforme actualisera. La matière et la forme se rapportent l'une à l'autre (ex.: le bois, matière de la statue d'Hermès);
* La substance: la substance désigne la réalité sans laquelle les autres ne peuvent être. La substance est la catégorie première, l'être qui se suffit à lui-même, le sujet ultime, celui qui n'est plus affirmé d'aucun autre;
* L'accident: ce qui ne fait pas partie de l'essence d'unechose et n'appartient pas à sa définition; Sur la relation conceptuelle entre accident et essence.
* Le divin (théion), conçu comme vivant éternel et parfait, transcendant le monde, acte pur.
Les vertus morales
C'est l'analyse de la praxis proprement humaine («L'homme n'est, dit Aristote, ni une bête ni un dieu») qui est le fil conducteur de l'éthique aristotélicienne. Soucieux de rendre à lamorale le sens des situations concrètes et des conditions diverses de la vie humaine, Aristote analyse dans l'Éthique à Nicomaque, les multiples affections, dispositions, caractères et habitudes sur fond de quoi viennent prendre sens les différentes vertus, tant intellectuelles que morales. Chacune des vertus est une excellence consistant dans la «médiété», c'est-à-dire la juste mesure entre unexcès et un défaut. Celle d'entre elles qui donne le ton et la mesure à toutes les autres dans les circonstances concrètes de la vie, c'est la sagesse pratique de l'homme raisonnable: la prudence. Conformément à cette sagesse concrète, l'action humaine atteint à la perfection qui lui est propre (son entéléchie): elle devient l'activité humaine par excellence, celle dans laquelle l'homme épanouit...
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