Armand gaston maximilien de rohan

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  • Publié le : 5 mai 2010
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Armand Gaston Maximilien de Rohan Soubise est né le 26 juin 1674 à Paris et mort le 19 juillet 1749 à Paris est un homme d'Eglise qui joua également un rôle politique important surtout en Alsace où il fut l'un des personnages les plus puissants. Nous allons donc dans un premier temps expliquer comment il est parvenu à devenir aussi puissant. Puis nous allons décrire la situation de Strasbourg àcette époque et l'importance de la position qu'il occupait à l'époque. Finalement nous allons évoquer les constructions dont il est à l'origine. Tout ceci afin de découvrir en quoi il a marqué l'Alsace et l'ensemble de la France au XVIII ème siècle.
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Il est le fils de François de Rohan, princede Soubise et d'Anne de Rohan Chabot, même si des rumeurs courent selon lesquelles il serait le résultat de l'adultère entre sa mère et le roi Louis XIV. Il appartient à l'une des famille les plus riches de France appartenant au duché de Bretagne. Il tire ainsi un prestige immense de sa naissance. Comme le veut la tradition dans ces familles, il est destiné à l'Eglise. Il devient ainsi dans unpremier temps l'abbé de Soubise.
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Sa venue à Strasbourg résulte essentiellement de la volonté politique de Louis XIV. En effet, à cette époque, bien que l'Alsace soit française depuis le traité de Westphalie, le prince-évêque de Strasbourg, Guillaume Egon de Furstenberg, est un allemand. En effet,le roi de France souhaite étendre son influence en Alsace. Pour le roi, le meilleur moyen pour cela est de pouvoir contrôler le prince-évêque de Strasbourg qui doit donc être français. C'est le grand chapitre de la cathédrale de Strasbourg composé de 24 chanoines qui choisi l'un des siens pour devenir prince-évêque de Strasbourg. Ce poste est particulièrement convoité car il est le plus puissantseigneur d'Alsace.
L'objectif du roi n'est pas facile à atteindre. Les chanoines sont presque tous des Allemands et les Français sont de ce fait minoritaires. De plus, pour pouvoir prétendre à entrer dans ce chapitre, il faut faire preuve de 16 quartiers de noblesse. Rares étaient les familles françaises concernées. Seule l'une ou l'autre répond à ces critères drastiques, dont celle des Rohan.Par la volonté royale, Armand Gaston Maximilien de Rohan entre alors en 1690 au grand chapitre de la cathédrale de Strasbourg à l'âge de 16 ans. Deux ans plus tard, il passe chanoine capitulaire.

Le roi fait ensuite de gros efforts pour qu'à la mort de Guillaume Egon de Furstenberg, un évêque français soit nommé. Il s'efforce auprès du pape (Innocent XII) de donner à Guillaume Egon deFurstenberg, âgé alors de 70 ans, un coadjuteur avec droit de succession : Armand Gaston Maximilien de Rohan (autorisation à sa candidature malgré son âge donnée par Clément XI). Celui-ci est même soutenu par le prince-évêque grâce à l'appui de sa nièce, dont il est très proche, qui reçoit régulièrement de l'argent de la part de la mère d'Armand Gaston Maximilien de Rohan et bien sûr grâce aux sommesd'argent (cent vingt mille livres) qu'il reçoit de la part du roi. De ce fait, Armand Gaston Maximilien de Rohan est finalement élu le 28 février 1701 par les chanoines, qui espèrent pouvoir de ce fait profiter de privilèges du roi.
Peu après, au mois d'avril, le pape Clément XI confirme l'élection et nomme l'abbé de Soubise évêque de Tibériade. Sous ce titre, il est sacré évêque le 26 juin 1701 àParis. Pour pouvoir devenir prince-évêque, il ne lui reste plus qu'à attendre la mort du cardinal Guillaume Egon de Furstenberg.

Instruit et ouvert, il s'initie avec application à ses nouvelles fonctions auprès du prêtre François Blouet de Camilly. Ce dernier occupe les fonctions de grand vicaire et, par son activité, effectue le travail épiscopal au sens contemporain du terme. François Blouet...
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