Arret perreux

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  • Publié le : 9 octobre 2010
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DEUXIÈME PARTIE

Structure économique et sociale du système international : les relations entre les acteurs.

Le système international est un système qui se veut structuré et c’est notamment pour cette raison que l’on peut parler d’une Société internationale.
Ainsi que nous venons de le voir, comme toute société, la Société internationale est composée d’acteurs qui forment sa structurepolitique.
Et comme toute société, la Société internationale a tenté d’organiser les relations entre ces acteurs.
Les règles, les pratiques et les coutumes qui ont été dégagées à cette fin, voire les structures organisationnelles qui ont été spécialement créées pour gérer ces relations, forment la structure économique et sociale de la Société internationale.

Le propre de cettestructure est cependant d’avoir été exclusivement conçue pour les acteurs principaux des Relations internationales, que sont les États et dans une moindre mesure les Organisations internationales.
Et d’être de ce fait encore très largement dominée par ces derniers, au détriment des acteurs secondaires ou mineurs.
Dans leur ensemble, les Relations internationales sont en effet encoretrès largement limitées aux relations interétatiques, que celles-ci se nouent au sein ou en dehors d’autres acteurs interétatiques que sont les Organisations internationales.

On peut dès lors distinguer deux formes principales de relations entre ces acteurs principaux ou « majeurs » du jeu international : les relations de coopération (Chapitre I), ou au contraire les relations de confrontation(Chapitre II).
Sachant que la frontière entre ces deux types de relations est des plus poreuses et que des relations dites de coopération, comme les relations économiques par exemple, peuvent s’avérer dans les faits de réelles relations de confrontation.
Sachant également que, parfois, au sein de chacun de ces deux types de relations fondamentalement interétatiques, viendront s’inviter,ou plutôt s’imposer, des acteurs dits « mineurs » de la Société internationale.

Chapitre I/ Les relations de coopération.

L’Humanité doit sans doute d’avoir survécu jusqu’à ce jour au fait que les relations de coopération l’emportent en général sur les relations de confrontation : elles sont plus nombreuses et plus constantes.
Cela n’a pas toujours été le cas : la Sociétéinternationale a connu des périodes troublées où c’était l’inverse qui se produisait.
Heureusement pour nous, la Société internationale repose aujourd’hui d’abord sur des relations de coopération qui, si elles échouent, pourront alors éventuellement évoluer vers des relations de confrontation.

En tout état de cause, les relations de coopération ne sont jamais totalement exemptes d’une confrontationlarvée entre les États.
Il faudrait en effet être bien naïf, ou au contraire très cynique, pour ne pas s’apercevoir que derrière les relations officielles de coopération que sont, entre autres, les relations diplomatiques et consulaires (Section 1), les moyens de règlement pacifique des différends (Section 2) et les relations commerciales (Section 3), se cachent toujours de sournoisesluttes de pouvoir et d’importants enjeux de puissance.

Section 1/ Les relations diplomatiques et consulaires.

Le principe de l'égalité souveraine suppose l'acceptation par les États de l'existence d'autres États, qui leur soient théoriquement égaux.
En acceptant ce principe, les États acceptent également de cohabiter avec ces autres États.
La Société internationale a ainsiété amenée à élaborer des règles visant à permettre cette cohabitation : les relations diplomatiques et consulaires, qui constituent la base des rapports entre États.
La reconnaissance d'un nouvel État entraîne en effet systématiquement l'établissement de rapports de ce type.
De même, le préalable à toute crise entre États demeure encore fréquemment la rupture des relations...
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