Atala

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 8 (1948 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Sur les pas des écrivains
Les poètes des années 1860-1890
Du romantisme au symbolisme
Le jeudi 30 novembre 2006.
Le texte suivant est une introduction aux balades A Paris, sur les pas des Parnassiens, des symbolistes, de Verlaine, de Mallarmé, Balade littéraire de la Bastille à la Closerie des lilas, Avec Verlaine, Rimbaud, les Parnassiens et les symbolistes à Paris .
« Rimbaud est sansdoute le mythe le plus puissant de l’histoire de toutes les littératures. – D’autant plus qu’il n’y a pas de mythe à proprement parler, mais une histoire vraie qui lui ressemble, et dont on peut retenir trois aspects principaux, stupéfiants. Il est sans exemple, en effet, dans toutes les littératures, premièrement qu’un jeune homme parvienne immédiatement à la perfection, sans le détour de la longuepatience du travail classique. Deuxièmement, qu’il réoriente toute la poétique générale. […] Et enfin, troisièmement, il est sans exemple que ce jeune homme abandonne et dénigre son œuvre. »
Alain Borer, dans Rimbaud, trafiquant d’âmes, hors série du magazine Télérama, novembre 2004.
« La poésie n’est plus que l’amusement des petits jeunes gens de lettres à leur début, et pour ainsi dire la pertede leur pucelage intellectuel. »
Edmond de Goncourt, qui, une fois de plus dans son Journal, ne recule devant aucune énormité.
Le romantisme touche jusqu’au milieu du XIXe siècle de nombreux domaines littéraires et artistiques. Il a voulu changer la société. Mais, nous l’avons vu, les écrivains romantiques qui se sont lancés en politique par le geste, la parole ou la plume se sont trouvésdésarmés par l’échec de la IIIe République et l’avènement du Second Empire [1] : la bourgeoisie a eu la peau du peuple et du romantisme avec.
Et l’Empire ne porte pas particulièrement en son cœur Lamartine et ses confrères.
Poètes et écrivains cherchent alors d’autres voies, tout en marchant sur les traces de leurs prédécesseurs. Même Zola, à ses débuts, ne rêve que d’être poète ; la poésie reste legenre littéraire le plus noble.
Pendant que Balzac jusqu’en 1850, puis les naturalistes ensuite, révolutionnent le roman et le théâtre, les Parnassiens s’attaquent au vers romantique dans les années 1860. Cette nouvelle école à l’art classique et froid convient bien au style de l’Empire.
Puis Verlaine, Rimbaud et Mallarmé donnent naissance au symbolisme, qui achève de tourner la page duromantisme sous la IIIe République, dans les années 1880. Le symboliste n’exprime plus ni le « vague des passions », ni un idéal politique et social. Il adopte un langage obscur dans une société conservatrice où le poète n’a plus de crédit auprès des bourgeois et du peuple. Il est « poète maudit » [2] car incompris, espérant toutefois créer un autre genre de communion avec ceux qui parviendraient à ledéchiffrer.
Hugo n’a plus qu’à mourir en 1885. De son exil anglo-normand, il a cependant soutenu les débuts de ces poètes et écrivains [3] aux yeux de qui il reste, pour la plupart, le « Cher illustre et vénéré maître » [4], mais d’une école dont l’heure de gloire est passée.
Ce n’est d’ailleurs pas le romantisme dans son essence que rejettent les poètes qui vont composer le groupe du Parnasse(Leconte de Lisle, Catulle Mendès, Sully Prudhomme, Verlaine, Heredia, Coppée, Théophile Gautier – ex-romantique…), mais plutôt les excès de ses bohèmes ultras : les Jeunes France du Petit-Cénacle, réunis dans les années 1830 autour du même Théophile Gautier et de Gérard de Nerval, et les Bousingots, guidés par Pétrus Borel, plus extrémistes encore dans leur projet politique et leur mépris du bourgeois.Le nom « Parnasse » consacre l’existence de ce mouvement en 1866, lorsque, à l’initiative de Catulle Mendès et de sa femme Judith Gautier (fille de Théophile), l’éditeur Alphonse Lemerre publie un premier recueil intitulé Le Parnasse contemporain. Il paraît mensuellement à partir de 1869, puis est regroupé dans un second volume en 1871. Le troisième sera pour 1875. Lemerre publie aussi en...
tracking img