Attiret peintre missionaire en chine

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Prengel Mathieule 27/12/10
Commentaire du texte 9 portant sur les missionnaires en Chine au XVIIIè siècle

De tous les missionnaires envoyés en Chine, les Jésuites ont rencontréle plus de succès.
Ils pénètrent jusqu'à la Cour impériale à Pékin et suscitent la jalousie des autres ordres, franciscains et dominicains,arrivés plus tardivement. Le succès des Jésuites trouve racine dans ladoctrine élaborée par son fondateur Ignace de Loyola.La Compagnie de Jésus a été fondée par Ignace de Loyola et fut officiellement reconnu en 1540. Elle devint l'archétype de la nouvelle approche de Rome quant à l'évangélisation des peuples, les premiers étant les Européens lors de la Contre-Réforme catholique au XVIIè siècle. En effet, privilégiant une approche plus respectueuse et plus diplomate descultures des peuples à évangéliser,comme l'apprentissage les langues locales, les Jésuites devinrent incontournables dans les missions d'évangélisation dans le monde entier. Deux siècles plus tard, cette tendance est naturellement toujours incarné par un Jésuite, Jean-Denis Attiret.
Celui-ci est né le 31 Juillet 1702, d'une éducation artistique, de par son père notamment.
Jean-Denis Attiretsera vite remarqué et partira à Rome parfaire ses talents de peintres, puis rejoindra les Jésuites en qualité de simple frère convers (membre non clerc de la communauté).
Quelques temps plus tard, il se portera candidat à une mission en Chine, en qualité de peintre et partira en 1738. Rapidement reconnu par l'Empereur Qianlong (1735-1796), il sera dès lors, « le peintre au service de l'Empereur »jusqu'à sa mort le 8 Décembre 1768.
D'une formation européenne classique, il est très vite décontenancé par le style chinois
Rebuté au début par le « mauvais goût chinois », il apprendra à l'apprécier jusqu'à écrire une lettre à son ami M.d'Assaut, dont est extrait ce document.
Cette lettre est communément appelée « Les jardins chinois »,elle est écrite en 1743. Elle sera publiée en 1749 dansun recueil débuté en 1702 par le Père Le Gobien qui s'intitule
Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères par quelques missionnaires de la Compagnie de Jésus , sous la direction du Père Patouillet. La lecture de ce recueil appelle à une certaine distance, qui doit être systématique lorsqu'il s'agit d'étudier des rapports de missions jésuites, souvent enclines à minimiser lesdifficultés des conversions ou à exagérer dans les cultures lointaines, des convergences intellectuelles, qui faciliteraient leur adhésion au Christianisme, religion supposée dès lors naturelle pour ces peuples.
Cette lettre attire un vif intérêt en France des milieux cultivés, friands d'exotisme, et influencera la deuxième moitié du XVIIIè siècle dans l'apparition de nombreux jardins « à lachinoise » comme le pavillon chinois à Chantilly chez l'important Prince de Condé.
C'est néanmoins la description tant culturelle que politique de Jean-Denis Attiret sur la Chine qui nous importe dans cette lettre.
Lorsque Jean-Denis Attiret débarque en Chine en 1739, le contexte est défavorable aux missionnaires, depuis la « querelle des rites », ouverte dès 1643 par le Père Moralès qui jugeincompatible les rites et mentalités chinoises avec le Christianisme, et qui aboutit, après une succession d'affronts diplomatiques de la part de Rome, aux persécutions de 1724 sous l'Empereur Yongzheng et à l'expulsion des missionnaires en province, vers Macao en 1732.
Comment imaginer dès lors, la présence d'un Jésuite à la cour d'un Empereur hostile aux missionnaires?
En première partie, unaperçu de la situation des missionnaires chrétien en Chine sera donné.
En deuxième partie, nous nous recentrerons sur la condition plus précise de Jean-Denis Attiret à la Cour, et comment lui semble la percevoir.



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Les conversions de grands lettrés chinois comme Paul Xu Guangqi à Shanghai ou Léon Li Zhicao à Hangzhou par le Père Ricci (1552-1610) assuraient un optimisme certain...
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