Au cabaret vert, cinq heures du soir - analyse linéaire

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  • Publié le : 30 novembre 2010
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Parcours Rimbaldien

Objet d’étude : La poésie

Problématique : Comment Rimbaud renouvelle-t-il les formes traditionnelles de la poésie ?

Au Cabaret-Vert, cinq heures du soir

Depuis huitjours, j’avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J’entrais à Charleroi.
- Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines
De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

Bienheureux,j’allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. – Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

- Celle-là, ce n’est pas unbaiser qui l’épeure-
Rieuse m’apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,

Du jambon rose et blanc parfumé d’une gousse
D’ail, - et m’emplit la chope immense, avec samousse
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

Octobre 1870.
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Analyse

- Poème biographique, le cabaret vert existe. Il renvoie à la fugue deRimbaud en Belgique, et c’est l’étape de Charleroi. Le véritable lieu s’appelle la Maison Verte. Tout était vert, les volets, les meubles. Les gens du pays semblent se rappeler d’une femme imposante quis’appelait Mia, femme qui n’est autre que la servante. Schéma du jeune Rimbaud qui lit beaucoup de poésie, et qui admire les auteurs, qui les imite.

- Le texte est à la première personne : c’estdu vécu. Les temps du poème font qu’on est dans la narration (plus-que-parfait), on est dans un récit.
Expérience personnelle « Depuis huit jours, j’avais déchiré mes bottines ; Aux cailloux deschemins. » les chaussures éculées sont une sorte de poncif du marcheur, du pauvre (n’a pas de quoi changer ses chaussures). L’idée du cheminement se traduit par un enjambement : alexandrin qui se prolongesur un hémistiche entier du second vers. Le cabaret vert apparaît comme un havre de paix, un endroit où on se pose enfin.
« J’entrais à Charleroi. » deuxième hémistiche du vers : apparaît comme...
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