Audit bancaire

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  • Publié le : 20 juillet 2011
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I. Secteur bancaire Marocain

1. Spécificités du secteur : (2006)

De 21 banques en 2000, le Maroc n’en compte plus que 16 en 2006, l’apparition de la concurrence en 1998 ayant créé une dynamique de concentration des établissements financiers.

Les banques publiques spécialisées, qui ont bénéficié d’une restructuration par les autorités de tutelle depuis 2000, ont pu dégagerdes résultats significatifs en 2006. Les banques généralistes commerciales ont également connu une rentabilité et une situation prudentielle satisfaisantes, facilitant leur adaptation au dispositif de Bale II entré en vigueur début 2007. L’année 2006 a été marquée par l’entrée en vigueur de la réforme de la loi bancaire et des statuts de la Banque centrale consacrant son autonomie.a. Un paysage bancaire marocain toujours plus concentré

* Un potentiel de développement encore très important

A fin décembre 2006, les 16 banques agréées marocaines offraient un guichet pour 7 300 habitants (1 pour 2 400 en France). Le taux de bancarisation s’élève à 37% de la population totale et 1/3 du réseau bancaire est concentré sur l’agglomération casablancaise. Deuxbanques (le Crédit Populaire du Maroc et Attijariwafa Bank) détiennent près de la moitié de ce réseau en forte croissance.

* Une présence marquée des banques étrangères

L’ensemble des grandes banques privées du royaume comptent dans leur actionnariat des banques étrangères plus ou moins impliquées dans leur gestion :

Des filiales françaises

* BNP ParibasBDDI Participations contrôle 65% de la Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie (BMCI)
* La Société Générale contrôle 51,9% de la Société Générale Marocaine de Banque (SGMB),
* Le groupe Crédit Agricole contrôle 52,7% du Crédit du Maroc.

Des participations étrangères minoritaires mais significatives

* Le Crédit Mutuel-CIC, depuis juin 2004, qui détient 10% ducapital de la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE Bank)
* Santusa holding (Groupo Santander) et Corporation Financiera Caja de Madrid qui participent respectivement à hauteur de 14,6% et de 3,4% du capital d’Attijariwafa Bank.
* Le Crédit Agricole qui détient 1,4% du capital d’Attijariwafa Bank, mais présent à hauteur de 35% dans les filiales stratégiquesd’Attijariwafa Bank que sont Wafasalaf (société leader de crédit à la consommation) et Wafagestion.
* Le Groupe Caisse d’Epargne qui a racheté 35% de Massira Management, filiale de la CDG qui détient 67% du capital du CIH. Le CIH est donc détenu indirectement à hauteur de 25% environ par le Groupe Caisses d’Epargne.

* Le secteur bancaire se partage en 4 catégories d’établissements

Les banquesde dépôts classiques : parmi lesquelles on trouve les cinq grandes banques privées qui réalisent près des deux tiers de la collecte des dépôts bancaires : Attijariwafa Bank, la BMCE et les trois filiales françaises (BMCI, SGMB et Crédit du Maroc).

Le Crédit Populaire du Maroc (CPM) : est constitué de la Banque Centrale Populaire (BCP) et son réseau de banquespopulaires régionales (BPR). Organisme public devenu société anonyme en 2002, la BCP est en cours de privatisation : 21% de son capital a été cédé par l’Etat aux BPR et 20% introduits en bourse en juin 2004. La BCP est particulièrement concernée par la collecte de la petite épargne et la distribution de crédits aux PME. Leader historique jusqu’en 2005 (22,7% de parts de marché), la BCPs’est fait dérober le 1 er rang en 2006 par Attijariwafa Bank (23,6%) mais reste incontournable en termes de collecte des dépôts (27,1% fin 2006).

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