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Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers

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L’INVESTISSEMENT ET SON FINANCEMENT

« L'investissement d'aujourd’hui c'est l'expansion de demain et l'emploi d'après-demain » : (Helmut Schmidt, passé Chancelier Allemand) Il y a un consensus parmi les économistes -ce qui est rare- c'est que l'investissement est nécessaire à l'expansion économique etque, toutes choses égales par ailleurs, un niveau de plus élevé d'investissements est requis pour assurer une croissance accrue de l'économie. Tout le monde de l’économie et de la finance, se reconnaît dans la formule devenue célèbre du Chancelier Allemand Helmut Schmidt: "l'investissement d'aujourd’hui c'est l'expansion de demain et l'emploi d'après-demain". Les économistes, ont (toujours ?)considéré que les investissements constituent une condition nécessaire et suffisante de la croissance économique. L'investissement constitue un (le ?) moteur pour la croissance et l'expansion économique. Cette vision de l'expansion, transformée en quasi-loi s'est imposée aux planificateurs dans les pays du nord comme ceux du sud. Cela suscite un certain nombre de remarques: En premier lieu, "touteschoses égales par ailleurs" est une formule, citée plus haut, que les économistes affectionnent par souci de simplification pour la représentation d'une réalité économique et sociale souvent sinon toujours complexe. L'économiste est conscient, comme il l'est de l'adéquation de la réalité aux schémas analytiques proposés. L'économiste explique, analyse et propose des options, alors que le planificateur(décideur) décide de la politique économique et sociale, en fonction des options et des contraintes sociales, politiques, .. En deuxième lieu, les fonctions de production souvent utilisées dans la modélisation macroéconomique impliquent que l'augmentation de la production intérieure (la croissance) est une fonction de l'augmentation du capital et de la demande de travail. Et en général, on émetl'hypothèse que la structure de production est invariante à moyen terme. Ce qui signifie notamment, que l'intensité capitalistique de l'appareil de production ne change pas d'une période à l'autre sous l'influence de facteurs divers (taux de salaires réels, taux de l'intérêt,...), et que le rapport capital/travail ne change qu'à long terme. En troisième lieu, les fonctions de production ainsiretenues dans la modélisation de la croissance économique, suggèrent que l'investissement est non seulement nécessaire à la création d'emplois, à l'amélioration de la productivité du travail mais aussi qu'il induit une augmentation de la production, des revenus et de l'épargne intérieure qui va financer un investissement croissant... Or, le problème est d'amorcer la pompe dans un pays où les ressourcesfinancières sont rares, c'est-à-dire mobiliser les ressources initiales susceptibles de financer des investissements croissants. De fait, la double question est de savoir dans quelle mesure l'investissement et son financement, sont considérés comme optima, d'une part, et d'autre part, si la stratégie d'investissement adoptée n'est pas source de désajustements. http://www.apbt.org.tn Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers

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Dans ce dossier sur l’Investissement et son Financement en Tunisie on passera en revue quelques éclairages sur une question à plusieurs facettes. I. L’INVESTISSEMENT DANS LA COMPTABILITE NATIONALE Pour l’économie nationale, l’investissement ou «formation brute de capital » correspond, à un accroissement du capitalfixe, c’est-à-dire des moyens de production (les usines, les machines, les équipements logistiques et du capital humain qui englobe la main-d’œuvre qualifiée et instruite disponible). Lorsque les variations des stocks ne sont pas prises en compte, on parle de formation brute de capital fixe. En revanche, lorsque l’on inclut les provisions pour amortissement (ou plus exactement pour « dépréciation...
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