Audrey

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1053 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 novembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Cenci Audrey
1°L

Français
Le théâtre, texte et représentation
Les réécritures

Question sur corpus

1) Dans les trois extraits de pièces présentés Hamlet de William Shakespeare, Ubu Roi d’Alfred Jarry et La Machine Infernale de Jean Cocteau nous pouvons trouver différents points communs.
Dans ces trois extraits, nous retrouvons des apparitions fantomatiques : spectre, ombre oufantôme présentes pour rétablir une vérité cachée. Dans l’extrait d’Hamlet le spectre n’est autre que le père d’Hamlet, il demande à son fils de le venger « d’un meurtre horrible et monstrueux. » Ce meurtre ayant été camouflé par un mensonge. Dans le second extrait Ubu Roi, Bougrelas voit apparaître ses ancêtres, une ombre s’adresse à lui, cette apparition demande vengeance en lui donnant une épéeaprès lui avoir déclaré être « le seigneur Mathias ». Dans l’extrait de Jean Cocteau, le fantôme est l’esprit de Laïus, il tente de prévenir Jocaste et Tirésias qu’un danger approche. Dans ces trois extraits l’apparition d’un fantôme choque moyennement, les personnages parle à l’apparition comme ils parleraient à une personne, comme dans le texte de Cocteau où les deux soldats s’exclament juste« Oh ! Le spectre ! » ou encore dans Ubu Roi où Bougrelas constate « Eh ! que vois-je ? toute ma famille, mes ancêtres… ».
2) Les deux auteurs Jarry et Cocteau introduisent des différences par rapport à la pièce de Shakespeare.
Jean Cocteau dans La Machine Infernale introduit deux soldats idiots, ce qui décrédibilise l’apparition de Laïus, les soldats parlent de ce fantôme comme d’un hommenormal « ce type a voulu coûte que coûte prévenir sa femme d’un danger qui la menace ». Les deux soldats ne semblent pas apeurés par ce qu’ils viennent de voir. Jean Cocteau apporte une touche d’humour grâce à ces deux soldats qui s’envoient des répliques telles que « Tu veux t’envoyer la reine ? » ou encore « Je me comprends, c’est le principal ». Jean Cocteau cherche à faire rire le lecteur, enrendant les réactions des personnages complètement décalées par rapport au contexte.
Alfred Jarry fait mourir son personnage quand il raconte la vérité. Le personnage n’est donc pas encore un fantôme. Puis contrairement a Shakespeare, il fait apparaître plusieurs ombres parmi ces fantômes un seul prend la parole « le seigneur Mathias de Königsberg ».
Jarry produit un effet tragique enfaisant mourir un personnage.
Jarry et Cocteau produisent des effets différents sur le lecteur.

Sujet d’invention

Suite à une altercation avec son frère Ferdinand, le roi Rodolphe de Hongrie est retrouvé assassiné. Ses enfants Charles et Elisabeth sont effondrés. Le fils du défunt roi accède au trône et son frère Ferdinand est emprisonné. Deux nuits après sa mort, le fantôme du roiapparaît à Elisabeth pour lui révéler ce qui s’est réellement passé.

Alors qu’Elisabeth dort, une voix étrange la tire de son sommeil.

LE FANTÔME. – Elisabeth…
ELISABETH. – Oh ! Elle sursaute et ouvre les yeux. Père… ? Est-ce vous ? Mais vous êtes…
LE FANTÔME. – Mort, c’est le mot que tu cherches mon enfant ?
ELISABETH. – Oh Seigneur ! Mais pourquoi êtes-vous si pâle ? Quefaites-vous ici ? Où étiez-vous ces deux derniers jours ? Et…
LE FANTÔME. – Voyons, voyons Elisabeth cesse de me questionner et calme-toi, je ne suis qu’une ombre à présent… Je ne suis plus rien, un grave malade qui ne peut guérir, un pauvre assoiffé qui ne peut se désaltérer… contraint d’errer dans un monde où je ne suis que spectateur.
ELISABETH. – Elle se calme et reprend son souffle. Oh monpère, vous voir ainsi m’afflige horriblement.
LE FANTÔME. – Ne me blâme pas. Ma chère fille, tous mes espoirs de vengeance reposent sur tes épaules. J’ai besoin de ton aide.
ELISABETH. – Vengeance ? Mais votre frère a été puni, il croupit dans le plus sombre des cachots sans eau, ni nourriture. Les gardiens de sa cellule pensent même qu’il ne terminera pas le mois.
LE FANTÔME. –...
tracking img