Aujourd'hui, tous journalistes ? les usages « participatifs » des ntic

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  • Publié le : 5 décembre 2011
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Exposé
Aujourd'hui, tous journalistes ? Les usages « participatifs » des NTIC

Introduction
→ En Europe ou en France, tout du moins, nous évoluons dans un régime qualifié de démocratique, c’est à dire un régime qui peut être critiqué de l’intérieur par ceux sur laquelle l’autorité démocratique s’exerce. La possibilité d’exercer cette critique n’a pas été constante et donné à tout le monde,car ce pouvoir a toujours plus ou moins été détenu par une minorité. En effet, la dérive représentative ou la tyrannie de la majorité est l'un des dysfonctionnements de ce régime. Les analyses de Louis Althusser et Pierre Bourdieu soulignent le processus de confiscation du pouvoir dont la base fait l'objet. On voit l'émergence de professionnels dans certains domaines. Le peuple serait ainsi spoliéd'une partie des chances et des attributions que l'idéologie démocratique lui confèrerait.
→ On peut accuser les médias de favoriser une pensée molle (ou trop consensuelle), une sorte de prêt à penser contre le débat citoyen. Favorise-t-il la pensée unique ? Noam Chomsky (linguiste et philosophe américain) développe l'idée qu'il pourrait y avoir un « lavage des cerveaux en liberté » (Le Mondediplomatique d'août 2007). Cette opinion de la raison serait alors produite par les médias, notamment par les journalistes qui se dressent aujourd'hui comme définiteur primaire de l’information. Harold Dwight Lasswell disait même que « le journaliste est un garde barrière c’est à dire un filtre qui va traiter l’information ». Les journalistes peut-être joueraient d'une certaine crédibilité de parleurs compétences afin d’imposer une orientation du débat dans l’espace publique.

→ Jürgen Habermas évoque, quant à lui, définit l’espace publique. En ses termes, l’espace public est un entre deux composé par des personnes privées qui, en se réunissant, forme un public. Ce même public doit alors agir librement sous la forme de discussions critiques dont l’une des caractéristiques essentielles estcelle de convaincre par la raison. Désormais le pouvoir politique doit d’appuyer sur l’opinion de la raison. En rapport avec cet exposé, cette « cyberculture » (comme la définit Pierre Lévy, dans son article La cyberculture en question : critique de la critique publié dans la revue MAUSS) peut être considérée comme un héritier légitime du projet progressiste des philosophes du XVIIIe siècle :l'égalité s'identifierait à la possibilité pour chacun d'émettre pour tous.
la liberté serait objectivée dans l'accès à des communauté virtuelles.
la fraternité se retrouverait dans l'interconnexion mondiale.
→ Ce débat dans l’espace publique, ou débat participatif, peut être défini comme une remise en cause des autorités morales. C’est dans cette optique que les NTIC vont apparaitre comme un moyenaux profanes de rentrer et de participer plus ou moins dans ce débat participatifs. Selon Henri Rey (célèbre psychanalyste), « ces débats participatifs [peuvent inclure] des citoyens ordinaires non mobilisés et ou appartenant aux catégories généralement écartées du débat publique ». C’est un peu ce qu’évoquait Marshall MacLuhan quand il parlait de « Village Globale », c'est à dire l’utopie d’unmonde ou chacun serait connecté et interconnecté. Cependant, il faut prendre garde à l'idée que toute nouvelle technologie de communication puissent devenir un nouvel instrument de progrès en terme de débat participatif (ex : au XIXe siècle, les Saints-Simoniens voyaient dans le télégraphe un moyen d'une association universelle » réalisant la communion entre l'Orient et l'Occident). Touteinnovation ne doit pas s'apparenter à une mutation radicale.
→ La principale innovation parmi, ces Nouvelles Technologie de l’Information et de la Communication, reste Internet. C’est ce concept qui va véritablement permettre aux profanes d’exprimer leurs opinions, et de ce fait nourrir le débat publique. Internet explose en 1995 avec l’aide des navigateurs « Mosaic » et « Internet Explorer », et c’est...
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