Autant pour moi

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  • Publié le : 3 janvier 2011
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« Au temps pour moi » est une locution exprimant la reconnaissance d'une erreur de la part du locuteur. On rencontre couramment la graphie « autant pour moi », que, selon l'Académie française, « rienne justifie[1] », mais qui est défendue par certains hommes de lettres[2] et certains grammairiens[3].
Selon l'Académie française[1], « au temps » est une expression militaire signifiant qu'un dessoldats n'était pas dans le temps en faisant un mouvement, et que l'opération doit être reprise depuis le début. Les saluts militaires avec des armes pouvant être très compliqués[réf. nécessaire], unehésitation de quelques soldats dans un peloton peut immédiatement donner une impression de chaos.
L'expression « au temps » est utilisée à plusieurs reprises par Georges Courteline dans son œuvre de1888 Le Train de 8 h 47[6] :
« — Portez... arme ! Un temps, trois mouvements ! ... un ! [...] Et la paume de la main droite soutenant la crosse du fusil, la main gauche encerclant le canon, ilsdemeuraient cinq minutes immobiles, au temps, gardant la position, la nuque cuite sous le soleil. »
« Recommencez-moi ce mouvement-là en le décomposant. Au temps ! Au temps ! Je vous dis que ce n'est pasça ! »
Au sens figuré, « au temps pour moi » signifie que celui qui parle reconnaît que la faute vient de lui. L'expression est généralement suivie par la correction de l'erreur, si elle n'a pas déjàété exprimée.
« Je crois que j'ai dix euros. Au temps pour moi, j'en ai douze. »
On trouve la graphie « Au temps pour moi » dans deux livres de Maurice Genevoix sur la Première Guerre mondiale : SousVerdun (1916), où un capitaine, s'apercevant qu'il a ordonné le feu par erreur, donne le contre-ordre : « Cessez le feu ! Au temps ! Au temps pour moi ! » [7] ; et La boue[8] (1921), où, au coursd'une conversation familière avec son lieutenant, un soldat accompagne d'un « Au temps pour moi » la constatation que l'évènement ne lui a pas donné raison.
L'Académie française ne se prononce pas...
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