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  • Publié le : 8 novembre 2009
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Desnos
Ronsard : l'hymne de l'automne

Dans certains poèmes, on trouve beaucoup de jeux de mots. Francis Ponge, par exemple, a écrit le « Parti pris des choses », où il dissèque les objets en abolissant la frontière entre le mot et la chose qu'il désigne. Il célèbre avec humour le monde muet auquel il rend la parole. Ponge se fait le poète du quotidien, matérialiste, sensualiste, sous laplume duquel « L'huitre », « Le savon », « La pomme de terre » et le « cageot » deviennent littérairement et littéralement papables. Prenons le poème « Le cageot ». Ce titre semble, au premiers abords, a un texte utilitaire ou une définition plutôt qu'un poème. Ponge étant un grand lecteur de dictionnaire, on pourrais penser a une article de celui ci, seulement, le déterminant « Le » exclu cettehypothèse car le mot dans le dictionnaire ne contient pas de déterminant. A la base, un cageot ne sert qu'a porter des fruits ou légumes. C'est un objets modeste qui ne trouve autre utilité que celle ci. Ici, le cageot est un objet « prosaïque », d'une prose qui sert a nos utilités de la vie quotidienne, allant de la liste des courses jusqu'aux formulaires administratifs, prose du quotidien que l'onrencontre a « tout les coins de rue ». Ponge s'amuse à faire de « cageot » un « mot-valise » en jouant sur le croisement de « cage » et « cageot ». Mais on y trouve une volonté de contester l'ordre établie de la langue car ce terme ne se trouve pas « à mis chemin » dans le dictionnaire, contrairement en poésie. A un moment, il glisse du masculin « cageot », au féminin. On trouve aussi des allusionsau langage de l'amour grâce à « vouée », suffocation », maladie ». Il utilise un langage très relevé pour un objet aussi simple que le cageot. Ponge évoque, par l'intermédiaire du cageot, le caractère éphémère de la vie. Habituellement, les poètes utilisent des objets de plus belle apparence, Ronsard utilise la rose pour évoquer ce caractère. L'évocation de la « mort » du cageot est montré par« Ainsi dure-t-il moins » qui souligne la destruction de cette objet a la fin de la journée. Lors de cette mort, Ponge utilise un vocabulaire mélioratif « il luit », « éclat », « blanc » qui permettent d'embellir les objet aussi insignifiant soit-ils. Ponge joue donc sur le sens des mots et sur leurs sonorités. Il montre qu'un objet banal peut se révéler plein de richesses et peut être beau, même dansla mort. L'objet devient un « ob-jeu ». Ponge n'est pas le seul poète à utiliser des jeux de mots en poésie, même si c'est un des seul a les utiliser pour des objets quotidiens, Pierre de Marbeuf par exemple, a écrit le poème « A phillis » où il montre sont talent a manier les mots.
En effet, ce poème est surtout destiné a mettre en valeur l'habileté de l'artiste plus que la sincérité de sessentiments. On remarque que la passion amoureuse est le thème principale de ce poème. Il y a ici un thème récurrent de la littérature, celui d'une « passion destructrice » et d'un « amour idéalisé ». Cette passion, est celle décrite par les moralistes : de la souffrance, une perte de liberté et de paix intérieure. Marbeuf rajoute un point de vue baroque pour montrer que la passion est un « signed'élection ». Elle permet de vivre une « aventure » et débouche sur une plainte poétique et savante compréhensible uniquement par les esprits distingués. Au vers 9 et 10, « La mère de l'amour eut la mer pour berceau, Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau. », il y a une allusion a la mythologie grecque et romaine, Aphrodite ou Vénus représentent la « mère de l'amour ». Le nom de « feux »désigne la passion amoureuse de Cupidon, fils de Vénus et Mars, car elle embrase l'imagination et le cœur. Marbeuf joue avec les antithèses et les parallélismes mis en place dans ce poème. Le parallélisme s'arrête au vers 10. Il concerne l'amour et la mer où Marbeuf examine les ressemblances. Tout d'abord il y a l'amertume, qui est montré par le sel pour la mer et la déconvenue pour l'amour. Le...