Autrui

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  • Publié le : 30 mars 2011
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AUTRUI
I) Le solipsisme et le problème de la connaissance d’autrui
A) Position du problème
B) L’approche analogique d’autrui et ses limites
Ce que je cherche à connaitre c’est ce que ressent l’autre et ce qui est visible ce qui se donne objectivement se sont ses comportements, pour connaitre l’état subjectif de l’autre je vais m’appuyer sur ce que je connais de moi-même, tel comportementobjectif correspond chez moi à tel état d’esprit, si autrui possède le même comportement il aura le même esprit que moi, pour connaitre autrui je suis poussée à faire des suppositions, à faire des conjonctures, je fais à partir de moi ses suppositions, à partir de ce que je sais de moi-même et ce que je suis, le risque est que je manque ce qu’est l’autre car je vais projeter sur lui mes propresfonctionnement. Y’a un problème qui est proposé par le solipsisme est : comment peut-on saisir extérieurement une intériorité, une subjectivité. La relation à l’autre peut sembler très abstraite, dans l’expérience il semble plus visible que autrui se donne d’une manière plus immédiate, il y a une sorte de spontanéité de la part d’autrui, l’expérience de l’autre est préréflexive et donc si je ne peuxpas saisir immédiatement ce qu’est l’autre, l’autre se donne pourtant comme sujet. La question s’est quel est le sens de cette expérience.
II) Le regard de l’autre ou le problème de la reconnaissance d’autrui.
A) Le surgissement de l’autre
Autrui n’apparait comme un objet dont l’identité serait problématique, il est saisi immédiatement comme sujet, Sartres se demande ce que ça signifie. Qua, iln’est pas un élément de plusnd je suis seul dans cet espace il s’organise à partir de moi-même, de mon regard, et vient le moment ou quelqu’un entre dans mon jardin et ce quelqu’un ne vient pas s’ajouter dans le tableau comme un élément neutre, il n’est pas quantitatif mais qualitatif, c’est ma présence dans ce lieu, mon expérience même qui s’en trouve modifiée, quand l’autre surgit dans ce jardinpublic il se déploie une spatialité qui n’est pas la mienne, les objets ne se déploient plus à partir de moi mais à partir d’un autre point de vue sur lequel je n’ai pas moi-même de prise, ce qu’il me représentait était sans faille et par le surgissement de l’autre ma vision du monde est rendue partielle elle est menacée dans ses certitudes de ses repères. Ça signifie que autrui n’a pas seulementune incidence que j’ai du monde mais aussi sur la conscience que j’ai de moi-même, c’est pas l’autre que quelque chose comme un moi-même, qu’une identité personnelle peut venir à ma conscience. B) « L’être vu par autrui »  est la vérité du « voir d’autrui »
Autrui n’est pas essentiellement celui que je vois car je vois toutes sortes de choses, ce qui singularise autrui c’est bien au contrairequ’il est celui qui me voit et au-delà celui par lequel je peux être quelqu’un. On sait que l’image de l’individu construit de lui-même se forge à travers l’image que les autres lui renvoient, c’est particulièrement sensible, c’est-à-dire durant l’enfance.
Alain : « Si je crois que l’enfant que j’instruis et incapable d’apprendre, cette croyance écrite dans mes regards et dans mes discours le rendrastupide » « les hommes se hâtent de ressembler au portrait que vous faites d’eux » par l’apparition de l’autre, le sujet envisage dans le monde je deviens objet vu par autrui, je lui apparais comme ayant telle ou telle qualité ça signifie que c’est par son intermédiaire que je suis véritablement quelqu’un y compris pour moi-même. La conséquence c’est que si c’est par l’intermédiaire de l’autreque je construis mon identité et mon image, en même temps elle m’échappe d’où ce que écrit Sartre «  Autrui est pour moi à la fois celui qui m’a volé mon être et ce qui fait qu’il y a un être qui est mon être » Sartre voit dans la honte une expérience particulièrement représentative de cette constitution et de cette identité qui en même temps qu’elle m’est confié est dérobé. Sartres : autrui...
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