Autrui

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  • Publié le : 7 octobre 2010
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Autrui

Introduction 1

I. Le problème de la connaissance 2

A. Le problème du solipsisme 2
1. Le solipsisme 2
2. Autrui ne m’apparaît pas directement (Pascal) 2
3. Inférence et empathie (Descartes) 3
4. Logique des concepts mentaux (Strawson) 3

B. Autrui, médiateur indispensable pour accéder à soi-même 4
1. La conscience de soi requiert la reconnaissance d’autrui(Hegel) 4
2. Autrui me permet de me connaître moi-même (Sartre) 4
3. Autrui est la condition de possibilité de la conscience elle-même (Nietzsche) 5

C. Autrui est la condition de possibilité de toute connaissance 6
1. Autrui structure mon « monde » 6
2. Autrui est la condition de possibilité de la science 6

II. Les rapports concrets aux autres 7

A. La détermination ducomportement par autrui 7
1. Autrui comme structure existentielle : l’être-avec (Heidegger) 7
2. Le souci de la distance 7
3. Autrui et le désir 8
4. Le regard d’autrui me constitue 8

B. L’aliénation par autrui 9

III. L’ambivalence du rapport à autrui 10

A. L’homme est un loup pour l’homme (La haine. La discorde. La guerre) 10

B. L’homme est un Dieu pour l’homme(L’amour. La concorde. Le commerce) 11

C. L’ambivalence fondamentale du rapport à autrui (Kant, Freud) 11

IV. Autrui et la morale 12

A. L’être-avec nous place dans la dimension de la moralité (Heidegger) 12

B. Les sentiments moraux sont inspirés par autrui (Hume, Rousseau) 14

C. Autrui est la source des commandements moraux (Kant, Levinas) 15

D. Autrui permet de faireretour sur soi et fonde la conscience morale (Sartre) 15

Conclusion 16

Annexe 17
Résumé des idées essentielles 17
Illustrations 17
Sujets de dissertation 18

Introduction

Nous pensons spontanément que l’individu existe indépendamment des autres. Nous pensons même qu’il est en quelque sorte le principe et le but de la société, et que celle-ci doit assurer la liberté desindividus et les conditions de la réalisation de leur bonheur. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi : l’individu n’a pas toujours été pensé comme l’élément essentiel de la société. Au contraire, dans toutes les sociétés traditionnelles l’individu n’a pas d’importance, c’est la société qui prime. Ce n’est que la société moderne qui a permis l’affirmation de l’individu (Durkheim).
Les rapportsà autrui sont multiples : relations amoureuses, familiales, conflictuelles, guerrières, professionnelles, religieuses, symboliques, politiques, concurrentielles, etc. Dans chacune de ces relations, autrui m’apparaît sous un jour chaque fois complètement différent. Pour s’orienter dans cette vaste multiplicité, un moyen commode est de regrouper ces rapports en deux grandes catégories : les rapportsconflictuels les rapports harmonieux. D’un côté, la guerre, le conflit, la sujétion, la révolte, la concurrence, l’hostilité, la haine, la compétition, l’injustice, la discorde ; de l’autre, la paix, la concorde, la symbiose, la complémentarité, l’entente, l’échange, la justice, le commerce, la sympathie, l’amour.

I. Le problème de la connaissance

A. Le problème du solipsisme

1. Lesolipsisme

Le solipsisme est un problème classique de la théorie de la connaissance. La théorie de la connaissance (qu’on appelle aussi gnoséologie ou épistémologie) cherche à fonder rationnellement la connaissance, c’est-à-dire à établir les bases sur lesquelles une véritable connaissance peut reposer. La stratégie classique consiste à partir de l’individu, de sa conscience (comme le faitDescartes) ou de ses sensations (comme le fait Husserl), puis de construire logiquement le monde à partir de ces sensations. Par exemple, il faut montrer qu’il est rationnel de supposer qu’il existe une « chose » au-delà de mes sensations qui les unifie et les explique (ex : il existe une pomme qui est la cause de mes sensations de couleur, de fermeté et de saveur).
Une telle tentative de fonder la...
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