Avant propos d'un prince fou

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  • Publié le : 13 octobre 2010
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Parlons de la mère, cela nous mène à parler de la vie avec toutes ses richesses réelles et imaginées. Car la mère signifie « le réceptacle de la vie, la matrice dans laquelle fut conçu le monde animé, associée aux eaux originelles, la mère apparaît dans toujours les traditions et sous une grande multiplicité d’aspects, de la mère-vierge à la marâtre infâme. » selon Nadia Julien dans sondictionnaire des symboles et des mythes.
Alors comment voit et décrit le poète d’aujourd’hui le visage de sa mère ? Comment voit cet homme de lettres et d’art, cet homme d’imaginaire et des mots le visage de cette femme qui représente la source même de la vie ?

Pour répondre à cette question poétique et anthropologique, on va étudier l’un de ces poètes modernes qui ont eu le courage de nous présenterce visage sacré de leur mère à travers leur poésie. Je parle ici du poète canadien Guy Boulianne. Ce poète qui mérite d’être lu et relu, puisque sa la poésie est si riche et si profonde.

Dans son recueil de poèmes intitulé « Avant-propos d’un prince fou » le poète Guy Boulianne nous mène vers le monde symbolique de la femme, en tant que mère. Car le visage de la mère, pour lui et pour tousles poètes modernistes représente la source de la vie. Celui que l’on voit dès le début de nos jours dans cette terre, dès le commencement de notre vie. Celui que l’on voit dès que nos yeux voient ce monde là. Le premier visage qu’on aime trop, et qui reste durant toute notre vie, le visage de l’amour sacré. Et ainsi que chaque mère est une reine devant les yeux de son fils, et chaque fils est unprince devant les yeux de sa mère. Puisque la mère, selon toujours le même dictionnariste, est « le premier objet d’amour de l’enfant, la mère est aussi son premier idéal, conservé par la suite comme fondement inconscient de toutes les images de bonheur, de vérité, de beauté et de perfection … ».

C’est pour cela que l’absence de la mère ne mène ou ne menera qu’à la folie, dans son large sens,celui du manque de l’amour, de tendresse et du bonheur même. Et pour que notre vie continue son chemin normal et naturel, on essaye toujours de recréer ce visage absent de cette mère, de revivre avec lui à travers les souvenirs, les rêves et la poésie.

Ainsi on trouve que notre poète Guy Boulianne a envoyé des lettres à sa mère absente, à travers la poésie. Cette parole divine qui peut toucherles sentiments des gens, de toutes les gens dans le monde entier. Dans son premier poème intitulé « Tendre de mélodie » le poète Guy Boulianne nous parle d’une façon poétique pleine du chagrin, en commençant d’abord par des phrases poétiques qui représentent bien la fin de la partie, la fin d’une femme qui l’aime beaucoup, sans qu’il la définit exactement, est ce qu’elle est sa mère, est qu’elleest autre femme. Ce qui peut savoir son lecteur est que cette femme mérite bien d’être présente dans ce poème avec beaucoup de respect et beaucoup d’amour :

« Les rideaux se sont baissés,
La valse se termine
Sur des notes aigues,
La peine de mon cœur crie en myriades
Les souffrances de l’amour. »

Cette fin tragique décrit l’absence de l’être aimé, avec une tendresse si forte qui partdu cœur, et qui bien sûr arrive juste au cœur de son lecteur. Car cette tendresse ne ment pas. Cette tendresse dit la vérité. Elle reconstruit le chagrin vécu, en lui donnant son visage humain. Celui qui nous fait penser à nous-mêmes, à nos souffrances, à nos douleurs à travers les souffrances et les douleurs du poète, lui-même.

L’absence de cette femme laisse un grande vide dans la vie dupoète, car cette femme a représenté pour lui le sens de la vie, la source même de la vie :

« Ma seule femme,
Epouse de sang et de chair,
Unique source de vie. »

Le poète ici voit à travers le miroir de cette femme extraordinaire, tous les jours passants de sa vie, avec elle, les beaux jours, selon l’expression de Samuel Beckett. Cette femme prend le visage de la mère, soit était sa...
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