Avantages de l'immigration

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  • Publié le : 10 juin 2010
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LE RÉSUMÉ DE TEXTE

Exemple 1.

TEXTE
La ferveur, qu'elle soit d'ordre amoureux, religieux, poétique, semble être un état affectif troublant, et en même temps positif : le fervent est-il donc possédé, ou garde-t-il la " tête froide " ? Poser la question de la ferveur en philosophie revient sans doute à poser en même temps la question de la philosophie elle-même. Celle-ci n'est-elle pas uneappréciation de la réalité portée par une pensée aussi objective et impartiale que possible, sans emportement ni passion excessive ? Ce regard froidement lucide, cette sagesse mesurée pourraient définir la philosophie occidentale dont on attribue traditionnellement la naissance à une exigence de rationalité, au-delà des opinions irréfléchies et des sentiments spontanés qui égarent le jugement. Dèslors, comment la ferveur pourrait-elle avoir une valeur pour cette connaissance objective ? La ferveur semble en effet être un emportement irréfléchi, qui n'est pas de l'ordre de la rationalité, mais du sentiment passionné. Elle désigne selon l'étymologie (fervere, bouillir), un échauffement et une effervescence, c'est-à-dire un enthousiasme qui envahit nos sentiments, nos actes, ou nos pensées.Or si nos pensées et nos sentiments se mettent à bouillir, ils ne peuvent plus conserver leur calme plat et leur froideur objective : le fervent est impétueusement emporté (en des chevauchées parfois lyriques) à cause de ce qui le brûle, transporté comme par un torrent d'énergie irrépressible, et exalté au-delà de son état ordinaire. Faut-il pourtant en déduire que la ferveur dépossèdenécessairement l'homme de lui-même, et qu'elle appartient davantage à la religion, à la poésie, ou au sentiment, qu'à la pensée maîtresse d'elle-même ? Pour bien comprendre ce que signifie la notion de ferveur, il nous faut dépasser en fait son étymologie, qui ne nous en donne qu'une image figurée : certes, quand la ferveur nous atteint, nous sentons parfois notre sang circuler, notre c ur battre et unecertaine chaleur évoquant la fièvre. Cependant il faut se garder de ce simplisme qui consiste à réduire un phénomène psychique à ses concomitants physiques. De ce que la ferveur implique un risque lié à sa potentielle démesure, faut-il conclure qu'elle emporte nécessairement le jugement et les actes dans l'erreur ? Il est difficile de répondre de façon unilatérale à cette question, tant il y a dedifférences entre les cas de ferveur : quelle commune mesure, par exemple, entre la ferveur d'un musicien et celle d'un terroriste fanatique ? Nous pourrions peut-être tenter un début de réponse en examinant quelques exemples de ferveur paradoxale, où l'homme semble emporté malgré lui par sa ferveur, tout en recherchant une certaine forme de lucidité par laquelle il reste maître de lui-même. CeOBSERVATIONS Première étape : l'énonciation : Une première - voire une seconde lecture doit vous amener à identifier les caractères essentiels du texte, que votre résumé devra reproduire : - situation d'énonciation (de type expressif ici : le pronom nous, les questions rhétoriques). - niveau de langue (relativement soutenu dans ce texte) - difficultés de vocabulaire (attention par exemple aux motsconcomitants, inhérente, tangente, prosaïsme, aune). Deuxième étape : thème, thèse : - Efforcez-vous de formuler pour vousmême le sujet du texte (au besoin, donnezlui un titre; ici, le texte pourrait s'intituler : Paradoxes de la ferveur).

- Plus important encore : repérez la (ou les) thèse(s) et prenez soin de la (les) rédiger rapidement. Dans ce texte, l'auteur
propose une conception noble de laferveur, véritable mode de connaissance et non délire exalté.

Troisième étape : l'organisation : La lecture du texte vous fait percevoir par les paragraphes différentes unités de sens. Ces paragraphes constituent cependant des indices insuffisants de l'organisation. Vous savez que tout raisonnement discursif s'accompagne de connections logiques (nous les soulignons en rouge : en gras pour...
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