Avenir des monarchies du golfe

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  • Publié le : 26 décembre 2011
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FBEMIF2 Baptiste Moreau Le 11 novembre 2011

Le Printemps arabe

L’avenir des monarchies du golfe ? Conséquences pour le Moyen-Orient ?

Les monarchies du Golfe sont elles dans la tourmente menée par les révoltes qui ont renversé les dictateurs de Tunisie, d’Egypte et plus récemment de Lybie ? Les différents phénomènes qui ont poussé ces mouvances civiles, constituées d’unepopulation souvent opprimée et assoiffée de changements à agir en vue d’une perspective meilleure, seront-elles néfastes pour ces pays prospères de la péninsule arabique ? En effet, la contagion de la contestation s’est aussi propagée dans cette région du monde. Qu’en est-il de l’influence de ces révoltes sur les monarchies du golfe  et quelles sont les conséquences pour la région ?

Toutd’abord, élaborons les relations entre ces monarchies. On peut clairement constater de nombreuses similitudes entre ces riches états. En effet, chacun possède de larges ressources en terme de matière première, ils sont également basé sur un système politique identique ; monarchie conservatrice non démocratique et finalement, jouissent d’une position forte sur le plan international grâce à leur poidséconomique. Après longuement avoir été ennemis, ces états deviennent « frères » en créant le Conseil de Coopération du golfe. Ce dernier est fondé le 26 mai 1981 à Abou Dhabi par les ministres des Affaires étrangères des six pays concernés (Royaume d’Arabie saoudite, Koweït, royaume de Bahreïn, sultanat d’Oman, Qatar et les Emirats arabes unis). Ce conseil n’affirme avoir que des buts de coopérationéconomique, sociale et culturelle. Effectivement, durant sa création, les aspects proprement sécuritaires ne sont pas évoqués et ce, afin de ne pas présenter l’organisation comme une menace pour les deux puissances de la région, l’Irak et l’Iran. Mais après l’invasion du Koweït par l’armée irakienne, les états membres participeront à l’opération « tempête du désert » et en décembre 2000, le conseilde coopération du golfe signera un accord de défense mutuelle en cas d’agression et une augmentation des forces du « Bouclier de la Péninsule » de 5000 à 20 000 hommes. Malgré tous ces efforts, on constate de nombreux litiges territoriaux, notamment celui qui oppose l’Arabie saoudite à nombre de ses voisins. Il est parfaitement clair que le régime saoudien voit d’un mauvais œil lestransformations sociales et politiques qui ont lieu dans les monarchies limitrophes : instauration de systèmes parlementaires au Koweït, au Qatar et au royaume de Bahreïn et réformes parlementaires au sultanat d’Oman. Ces Etats se libéralisent peu à peu, comme en témoigne le lancement de la chaîne qatari Al-Jazeera en 1999 et entament un rapprochement avec les Etats-Unis (qui par ailleurs on déplacé leur basemilitaire d’Arabie saoudite au Qatar en avril 2003). En ce sens, les différents échecs du Conseil de Coopération du Golfe peuvent être interprétés comme autant de témoignages de la perte de puissance de l’Arabie saoudite sur ses voisins. A mon sens, elle semble être le pays le plus fragile de l’ensemble du conseil. Toujours est il que les autres pétromonarchies sont très attentives quant auxrépercutions dues au printemps arabe.

Se pourrait-il qu’il ait un impact des mouvements de contestation et des révoltes arabes sur l’avenir des ces monarchies ?

Comme l’avait fait remarquer Abdulkhaleq Abdulla, expert dans les affaires du Golfe, les monarchies du Golfe ont été relativement écartées du vent de contestation. Elles ont même étouffé les manifestations dans certains pays et accélérantla transition dans d’autres. On remarque que soucieux de garder le mouvement de contestation hors de leurs frontières, les pays du Golfe (notamment l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis) se sont activement impliqués dans les crises par différents moyens (économiques, militaires et diplomatiques).
En mai, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’est dit favorable à...
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