Avons-nous le devoir de faire le bonheur des autres?

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  • Publié le : 22 mars 2012
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Immédiatement, le devoir prend la forme d’une obligation qui correspond à la définition d’une façon d’agir conditionné. Il faudrait donc se conditionner à faire le bonheur des autres si nous en avions le devoir. De plus, le principe du devoir ne parle pas de bonheur mais de respect, et de liberté. Faire ses devoirs ce serait réaliser du respect envers la collectivité grâce aux lois, et de part lerespect de cette loi, nous apporte le respect des autres, notre liberté et celle de tous. Mais quel en serait l’intérêt? Le fait de se conditionner voudrait dire que nous en avions pas spécialement l’envie, juste le devoir. Cela fausserait complètement l’intérêt de faire le bonheur, mais juste faire ce que l’on a le devoir de faire. Agir par devoir c’est agir sans initiative de l’action, onobéit cela voudrait dire que cette action serait complètement intéressé, égoïste, et non avec la réelle intention de faire le bonheur des autres, pour faire le bien, avec un intérêt sain, comme le bonheur voudrait qu’on l’entende, une bonne intention de faire le bonheur d’autrui aurait tout l’intérêt recherché. Mais là je réitère ma question, quel en serait l’intérêt? Une action immorale. Ou seulementla réalisation de l’universalité de la loi sans le but de cette impératif catégorique. Si l’on concevait que cela puisse être une loi. D’ailleurs, nous pouvons le voir dans nos constitutions des droits de l’homme et du citoyen, dans celle-ci c’est relaté que nous avons le devoir de respecter autrui, de ne pas faire aux autres ce que nous voudrions pas qu’ils nous fasses, mais à aucun moment onnous dit de faire leur bonheur des autres. Le devoir définit ce qui est permit et ce qui ne les pas. Il serait donc permit de faire le bonheur des autres, ce qui apparait là ridicule, ce rapprochement du devoir et du bonheur prend ainsi un sens absurde. Le concept du bonheur se résume plus dans le ressentit d’une sensation de bonheur, de joie, que dans la réalisation d’un acte qui feraitinstantanément le bonheur ou pas. Donc même si nous voudrions faire le bonheur comme nous devrions le faire, on ne serait même pas sûr du résultat, on serait donc hors la loi si nous n’y arrivons pas, car le devoir de faire quelque chose amène la sanction si ce devoir n’est pas réalisé. Ce qui fait problème ici, comment faire le bonheur des autres? Cette question n’à pas de réponse, personne ne sait soit mêmeou croit savoir ce qui ferait son bonheur mais sans réelle conviction. Car même si l’on croit qu’une certaine chose, par exemple la richesse, ferait notre bonheur, une fois acquise, on se rend compte que cela ne suffit pas à notre bonheur ou pire que cela nous crée bien plus de souci donc on s‘éloignerait encore plus de se qu‘on croyait faire notre bonheur. On sera donc en recherche perpétuelledu bonheur, sans savoir vraiment ce qui le réaliserait. En partant de cela, comment pourrons nous faire le bonheur des autres, si nous même nous ne savons pas comment le réaliser? On essayerai sans relâche de faire le bonheur d’autrui en croyant que ce que l’on fait fera plaisir et donc amènerai le bonheur des autres. D’ailleurs « autrui » veut dire que l’on aurait le devoir de faire le bonheur detout le monde? Dans un premier temps, faire son bonheur comme nous avons pu le constater est déjà assez compliqué, presque impossible donc faire le bonheur de tout le monde est impossible, sans nuance au mot. Imaginons que nous avions que le devoir de rendre heureux quelques personnes pour que la tâche soit moins lourde, ne ferions nous pas le malheur des uns à faire le bonheur des autres? D’uneparce qu’il n’y a pas d’universalité du bonheur. Donc quand bien même nous agissions pour le bonheur d’autrui en faisant quelques choses qui nous semble bien, qui nous rend heureux, et d’autres aussi, peut-être que cela rendrait d’autres malheureux, comme on dit « le bonheur des uns, fait le malheur des autres. »
En admettant qu’on aurait le devoir de rendre heureux autrui. On devrait...
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