Azerty

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  • Publié le : 19 février 2010
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L’efficacité du récit La structure narrative :
La situation initiale va de la ligne 1 à la ligne 4.
Dans cette partie le récit est dominant.
Nous sommes en présence de deux protagonistes présentés dans leur antagonisme physique et traditionnel. La progression rapide du récit et l’art de la conviction sont le culte de l’utilité.
Nous pouvons voir qu’il y a une forte oppositionentre le loup qui est efflanqué, faible alors que le dogue est dodu et puissant.
Une rencontre fortuite (fourvoyer par mégarde redondance) qui arrive comme une réponse à la frustration du loup.
Les péripéties vont de la ligne 5 à la ligne 40.
Dans cette partie le discours domine.
Avec le discours narrativisé allant de la ligne 5 à la ligne 9, nous avons une intériorité du loup. Puisnous avons un déferlement de verbes d’action qui doivent remédier à la frustration du loup. Puis un dilemme se pose entre une action instinctive violente (le mettre en quartiers) qui est refoulée au profit d’une résolution (ligne 10 à 12).
Péripéties 2 (ligne 13 à 31) Dans cette partie le discours domine également.
L’éloquence du chien est une argumentation qui vise à convertir le loupen chien. Pour le chien c’est une résolution de la crise car le loup n’aura plus faim. Il y a une conciliation des contraires car le loup presque éclipsé est visiblement subjugué par le chien (attesté par le récit allant de la ligne 30 à 31).
Péripéties 3 (ligne 32 à 40) Dans cette partie le discours domine aussi.
Il y a un revirement de la situation avec un retour à l’antagonismeinitial (chien ≠ loup). Le récit signale de manière anodine le détail (« cou pelé » qui est une marque de la « servitude ») qui va dégriser le loup. Le dialogue devient un échange rapide car le chien est démystifié. Ce bonheur coûte la liberté. La parole du loup est porteuse de la morale implicite en faveur de la liberté.
Plusieurs remarques sont à noter.
Remarque 1 Il y a unestructure cyclique avec, à l’état initial, l’errance solitaire du loup puis à l’état final, la fuite du loup qui « court encor ». Cette rencontre est un prétexte au débat qui constitue une parenthèse dans la vie du loup voué à la faim et à la liberté (la faim étant le prix à payer).
Néanmoins, la posture morale du loup s’est affermie. Dans la situation initiale, c’est la frustration matérielle quimonopolise l’attention du loup et qui lui est insupportable.
Dans la situation final, c’est la frustration de liberté qui retient l’attention du loup, et qui lui est insupportable (la crise initiale : la faim, n’est pas résolue, mais elle est désormais acceptée comme la condition nécessaire au maintien d’une nourriture bien plus essentielle encore).
« … de tous vos repas
Je ne veux en aucunesorte »
(Au départ, c’était l’objet de la quête)
Il y a donc un déplacement des intérêts du loup qui (du plan matériel au plan philosophique) correspond également à une élévation.
Remarque 2 Les proportions sont une comparaison intéressante entre les deux personnages (ligne 13 à 31) et (ligne 32 à 41).
De la ligne 13 à la ligne 31, on assiste à une régression morale du loupqui gouverné par la faim, veut « vendre son âme au diable ». Sur le plan narratif, une sorte de « coup de théâtre » se produit car le lecteur assiste à une précipitation de la chute (le loup reprend l’autorité de la parole). Sur le plan philosophique, la parole du loup est éclipsée « écoute » servile. Le loup perd tout jugement critique.
Au contraire, de la ligne 32 à la ligne 41, on assiste àune élévation. La parole est en accord avec la parole. L’émancipation du loup est faite par rapport à ses besoins mêmes. L’intelligence et la lucidité retrouvées, la parole est « sage », « avertie » et « libre ».
Remarque 3 Il y a une domination du discours par rapport au récit (9 vers sur 41 sont du récit).
La brièveté du récit insiste sur la maigreur de l’anecdote. L’importance du...
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