Bac 2010

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L'encyclopédie des Lumières

L'encyclopédie :

Oeuvre monumentale et collective. « L'encyclopédie ou l'apogée des lumières ». Oeuvre différentes des dictionnaires actuels, il n'y a pas de définitions classiques. Tout le monde peut la comprendre, il y a eu vulgarisation des connaissances. C'est aussi une oeuvre de guerre, de critiques. La publication de cette oeuvre se déroule contre vent etmarées entre 1750 à 1772. 250 ans plus tard, cette oeuvre demeure le plus grand témoignage des lumières. Elles ne relève pas l'arrière plan des autres oeuvres majeures de l'époque mais donne des idées à la lutte.
Un grand nombre de philosophes ont participé à cette oeuvre (178 collaborateurs) dont Voltaires, Diderot, Montesquieu, Jaucourt (1700 articles) et Diderot (1000 articles) qui étaitl'animateur. L'oeuvre a eu un grand combat à mener contre la censure.

Articles étudiés :

- Article « Philosophe », Dumarsais
- Article « Autorité », Diderot
- Article « Agnus scythicus », Diderot
- Article « Monarchie limitée », Jaucourt

Séquence 4 : Article « Philosophe », Dumarsais

Texte :

Encyclopédie
Article « Philosophe »L'article « Philosophe » fût rédigé par Dumarsais et revu par Diderot. Il se présente moins comme un article d'encyclopédie ordinaire que comme un portrait élogieux et enthousiaste du philosophe, modèle intellectuel et moral incarnant l'esprit des Lumières.

La raison est à l'égard du philosophe ce que la grâce est à l'égard du
chrétien. La grâce détermine le chrétien àagir ; la raison détermine le philosophe.
Les autres hommes sont emportés par leurs passions, sans que les
actions qu'ils font soient précédées de la réflexion : ce sont des hommes qui
marchent dans les ténèbres; au lieu que le philosophe dans ses passions
mêmes, n'agit qu'après la réflexion; il marche la nuit, mais il est précédé
d'unflambeau.
La vérité n'est pas pour le philosophe une maîtresse qui corrompe son
imagination, et qu'il croie trouver partout; il se contente de la pouvoir
démêler où il peut l'apercevoir. Il ne la confond point avec la vraisemblance ;
il prend pour vrai ce qui est vrai, pour faux ce qui est faux, pour douteux ce
qui est douteux, 'et pourvraisemblance ce qui n'est que vraisemblance. Il fait
plus, et c'est ici une grande perfection du philosophe, c'est que lorsqu'il n'a
point de motif pour juger, il sait demeurer indéterminé. [...]
L'esprit philosophique est donc un esprit d'observation et de justesse,
qui rapporte tout à ses véritables principes ; mais ce n'est pas l'esprit seul quele philosophe cultive, il porte plus loin son attention et ses soins.
L'homme n'est point un monstre oui ne doive vivre que dans les abîmes
de la mer ou dans le fond d'une forêt ; les seules nécessités de la vie lui ren-
dent le commerce des autres nécessaire; et dans quelqu'état où il puisse se
trouver, ses besoins et le bien-êtrel'engagent à vivre en société. Ainsi la rai-
son exige de lui qu'il connaisse, qu'il étudie, ci qu'il travaille à acquérir les
qualités sociables,
Notre philosophe ne se croit pas en exil dans ce monde ; il ne croit point
être en pays ennemi ; il veut jouir en sage économe des biens que la nature
lui offre; il veut trouver du plaisir avec lesautres; et pour en trouver, il faut
en faire : ainsi il cherche à convenir à ceux avec qui le hasard ou son choix le
font vivre; et il trouve en même temps ce qui lui convient : c'est un honnête
homme qui veut plaire et se rendre utile.
La plupart des grands à qui les dissipations ne laissent pas assez de
temps pour méditer, sont...
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