Bac francais - question sur corpus, s 2012

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  • Publié le : 30 novembre 2012
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Question sur Corpus
En quoi les quatre textes du corpus relèvent-ils de la poésie satirique ?

Présentons tout d’abord les quatre poèmes de ce sonnet :
- Le sonnet de Du Bellay qui fustige lescourtisans
- La fable de La Fontaine révélant à quel point il est dangereux de s’associer à plus puissant que soit
- Le sonnet de Verlaine qui ironise sur l’authenticité de l’enterrement
- Un poèmede Rimbaud qui dresse le portrait ridicule de la société bourgeoise de Charleville
Le registre satyrique se caractérisant par une volonté de critiquer en se moquant, nous nous attacherons donc àmontrer comment chaque auteur se moque de l’objet de son poème pour mieux le remettre en cause.

Tout d’avord, Du Bellay parle des courtisans en tant que ces «ces vieux singes de Cour » (Du Bellay) : leterme est péjoratif. Puis il décrit leur comportement consistant à imiter bêtement les grands de ce monde « les princes contrefaire » / « Si leur maître se moque ils feront le pareil ». Enfin, c’estdans le dernier tercet qu’est révélée explicitement (« me dépite ») la critique, l’avilissement passant par la perte même d’une volonté propre :
« Mais ce qui plus contre eux quelquefois me dépite,C'est quand devant le roi, d'un visage hypocrite,
Ils se prennent à rire, et ne savent pourquoi. »
La Fontaine s’attaque lui aux abus de pouvoir des grands de ce monde. Ainsi le Lion impose savolonté en employant des arguments fallacieux « C’est que je m’appelle Lion » qui font à peine illusion, pour enfin briser tout apparence de justice : « Si quelqu’une de vous touche à la quatrième, /Jel’étranglerai tout d’abord ».
Le poème de Verlaine renverse les attentes du lecteur en proposant une lecture à première vue positive de l’enterrement : « Je ne sais rien de gai comme un enterrement ». Il nes’agit pas réellement d’une vision positive, mais d’une façon de se moquer des faux-semblants que dissimule ce genre de cérémonie. On observe ainsi des références au « nez rougi par les...