Bac francais

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  • Publié le : 9 juin 2014
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Dissertation
L’adjectif qualificatif « théâtral » a deux significations :

Dramatique, tout ce qui est en lien avec le genre du théatre et sa representation sur scène.
Outrancier, excessif à la façon d’un comédien sur scène qui en fait trop (depuis le XIXème siècle)
Quels aspects de l’art du théatre permettent d’expliquer ce glissement de sens ?

La langue française a evoluéau cours du temps, c’est pourquoi certains termes ont vu leur sens se modifier ou glisser. Il en est de même pour l’adjectif qualificatif « théâtral » qui a deux significations. D’une part ce mot a pour synomime dramatique, c’est-à-dire tout ce qui est en lien aves le genre du théatre et sa représentation ; d’autre part, il peut vouloir dire outrancier ou excessif, c’est une comparaison avec lejeu d’un comédien sur scène qui exagère. Ainsi, on peut se demander ce qui peut dans une represenation théâtrale engendre des effets de grossissement juqsqu’à l’outrance. Nous allons donc ci-après developper trois idées accompagnées de leurs arguments. Nous nous interesserons, tout d’abord, au thème, pour ensuite s’atarder sur le langage théâtral, et terminer, enfin, sur la mise en scène.Le théâtre a engendré des effets de grossissement voire d’outrance en abordant certains thèmes sensibles ou violents. Effectivement, certains dramaturges mettent en scène la mort d’un ou de plusieurs personnages a la fin de leur pièce. Ainsi, Victor Hugo donne la mort à ses deux amants Hernani et Dona Sol dans la pièce qui porte le doux nom de l’amoureux, Hernani. Ce geste désespéréde Dona Sol qui se refuse à abandonner son âme sœur trouble les esprits qui sont ému par tant d’amour et de désespoir. C’est une mort telle celle de Roméo et Juliette de « notre cher» Shakespeare, ces deux jeunes personnes ne peuvent échapper à ce destin fatal. L’auteur des Misérable n’est pas le premier à oser montrer la mort sur scène, Jean Racine deux siècles auparavant avait écrit une piècesur l’amour tragique et incestueux de Phèdre pour son beau-fils Hyppolite. Dans la dernière scène de l’acte V, le public était témoin du déclin de cette reine qui s’empoisonnent, avoue ses fautes à son époux et meurt. Or, J. Racine vit à l’époque où le Classicisme règne. Ainsi en écrivant cette pièce, il s’affranchit en partie de la règle de Bienséance. Certes, la reine boit une potion, il y adonc absence de toute effusion de sang. Cependant le spectateur la voit mourante et dépérir durant de longues minutes jusqu’à s’éteindre sur scène ; il voit donc une femme face à la mort et à ses fautes et acceptant cette fin. Enfin, on peut citer une œuvre plus récente, celle de…….. Intitulé Caligula. Dans les derniers instants de la pièce, le spectateur ou le lecteur assiste à un brusquechangement de personnalité du héros qui éprouve de la peur. Ce monologue aboutit sur la destruction du miroir dans un excès de rage et de l’apparition des conjurés qui assassine l’empereur avec une rare violence. Nous n’oublierons pas l’ultime parole de ce fou «  je suis encore en vie ! » qu’il prononce dans un râle.
La violence sur scène est dévoilée par des actes sanglants comme dansCaligula, mais aussi dans l’œuvre de Georg Büchner appelée Woezeck. Dans ce drame, le personnage Woezeck tue sa compagne. Or cet acte est soudain, pour le spectateur, inattendu : en quelques répliques le comportement de l’époux change, il devient fou et s’emporte. Les paroles accompagnent les gestes, et la scène se finit sur la tragique mort de Marie. De plus, Büchner a utilisé des faits diverspour écrire cette pièce. On peut aussi s’appuyer sur Les Bonnes. Cette œuvre écrite par Jean Genet au XXème siècle, traite un sujet sensible et contemporain à son époque que ce dramaturge met en valeur par une violence implicite. En effet, son sujet a vu lui aussi le jour d’un fait divers, et durant la confrontation entre les personnes pour et celles contre la peine de mort. Or Genet met en...