Bac philosophie

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  • Publié le : 4 avril 2011
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Philo
Le sentiment de plaisir se traduit par une manifestation agréable ressentie dans un acte ou suite à un acte. Pourtant, les fins pour parvenir au plaisir ne sont pas toujours logiques ou louables : ainsi lors d’un régime, on se prive de nombreux aliments et la privation du corps est compensée par le plaisir de parvenir à perdre du poids. Certains volent dans les magasins mais le danger dudélit est atténué par le plaisir procuré par l’objet convoité et obtenu.
Le plaisir est alors caractérisé paradoxalement par le bien qu’il procure et la portée néfaste qui l’accompagne. La sensation que procure le plaisir apporte le bien-être, non pas le Bien et s’oppose par définition à la peine, à la souffrance puisqu’il comble un manque. Ce qui est un plaisir n’est pas le régime, le vol, lafaim, la soif ou la mélancolie en elle-même mais le résultat qui vient combler le besoin créé.
De ce fait, le sage homme qui est gouverné par la raison et dans la quête du Bien ne peut concevoir prendre du plaisir car ce dernier à toujours un revers de médaille, des conséquences ou des contraintes.
Voilà les ouïe-dires de coutume que dénonce Spinoza auteur Hollandais du XVII siècle (1632 –1677) dans son Ethique en ce qui concerne l’opposition de plaisir et sagesse.
en effet Est t’il nécessaire de dissocier radicalement plaisir et sagesse ?
L’auteur ici nous explique son désaccord en développant la thèse suivante : la sagesse n’est nullement incompatible avec le bien-être que procure le plaisir
du début de l’extrait à « ma conviction » , S. réfutela conception ordinaire de la sagesse, celle où la ‘’superstition ( et par extension la religion) interdit de prendre des plaisir’’   car un homme ne peut atteindre la sagesse qu'en s'interdisant les plaisirs. cette maxime renvoie à la religion Chrétienne qui interdit le plaisir car celui-ci est assimilé au péché.
Aussi le plaisir est considéré comme mauvaiscompte tenu du fait qu'il ne s'éprouve que sur l'instant et relève du domaine des sens.
Cette conception est critiquée par Spinoza qu’il qualifie de "farouche ", sauvage et «  triste ».
Selon lui, il n’est pas plus légitime de combler les appels du corps que ceux de l’âme et il met en évidence l’égalité entre corps et âme, qui pourraitêtre sa devise : «  telle est ma règle, telle ma conviction »

Ensuite Spinoza illustre son argument en disant qu’un homme bon ne prendrait pas de plaisir dans le malheur d’autrui conformément à la théorie de ne pas rire du malheur des autres, et que même Dieu, un être infiniment parfait et sans manque ne prendrai pas de plaisirface à notre absence de plaisir. Personne, ne peux raisonnablement prendre plaisir à notre peine ou notre impuissance sauf une personne mal intentionné, un « envieux », et à l’inverse, c’est seulement lorsque nous prenons du plaisir que nous participons à la « nature divine » car le plaisir nous rend plus puissant, plus parfait et ce sentiment porte un nom : la Joie.En effet la joie est un passage à une plus grande perfection et augmente notre puissance.
éprouver du plaisir n’a rien d’immoral et permet de nous réaliser en améliorant notre condition.

d’ailleurs , dans la partie suivante qui commence à « il est donc » jusqu’à « autrui », Spinoza nous donne desconseils sur l’usage des plaisirs : il faut en profiter « autant qu’on le peut », autant que la nature nous l’a permit mais il défend aussi dans cette partie la juste mesure, le juste milieu car il faut prendre du plaisir mais pas jusqu’à l’excès «  sans aller jusqu’au dégout » car pour apprécier la valeur du plaisir, il faut de la modération. la démesure, le débordement ne nous permet plus...
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