Bacon francis

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  • Publié le : 28 mars 2011
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Analyse d’œuvre :
Figure in a landscape de Francis Bacon

L’œuvre que j’ai choisis d’analyser est une peinture à l’huile sur toile de Francis Bacon de dimension 1m40 sur 1m20. Cette toile se trouve actuellement au Tate Modern à Londres.
Il s’agit d’un tableau imposant, archaïque, qui nous attire par sa dimension. Cette peinture fut réalisée d’après une photographie de son ami Eric Hallassoupi sur un banc du Hyde Parc.
Il se dégage pourtant de ce tableau un sentiment intense de violence, de souffrance insoutenable.
A travers cette analyse nous nous interrogerons donc sur les procédés employés par l’artiste, afin de mettre en évidence cette dualité, à savoir, la combinaison entre le cadre bucolique et l’agressivité brute soulignée par Bacon.

La peinture se compose en deuxplans. La séparation est marquée au milieu de la toile à l’aide de la barrière marquant la frontière, parallèle d’ailleurs à la ligne formé sur le second plan entre le paysage et le ciel, ce qui permet d’accentuer cette notion d’équilibre.
Or le personnage, situé en plein centre de l’œuvre vient briser cette structure, soutenu par la courbe sur la droite, la barrière tourné à 90° dans la direction dupublic ainsi que la ligne tracé sur le sol arrondie sur sa fin. Ces lignes nous permettent de supposer une continuité du décor.

Mais aussi, ces lignes attirent le spectateur, grâce à ce jeu de rythme et contre-rythme, nous aspire indéniablement dans la scène, nous oblige à l’accepter comme réel.
Outre le ciel, traité par une gamme de bleu tendant vers l’azur, la palette de couleur utilisés’avère être relativement terne, affadit, avec une dominante de gris brunâtre soutenu par quelques tonalités de rouge, permettant de traité les fleurs plantés devant la barrière ainsi que la partie droite du personnage. Ajouté à cela des touches de jaune haut perché sur la partie supérieur du tableau.
Ce qui ajoute à cette toile une tournure mystique, inquiétante.
L’écart entre ce bleu azur et cescouleurs ternes nous révèlent encore une fois cette dualité mis en avant par l’artiste. De plus, le ciel est traité de manière très légère, estompé, presque douce, en opposition avec le reste de la toile, extrêmement violent, de traits sec, brut.
Des textures épaisses allant du sombre au flou, dénotant un grand nettoyage local appartenant à un système original qui n’est ni celui du paysage, ni celuide l’informel ou du fond, bien qu’aptes, en vertu de leur autonomie, à « faire » fond ou paysage voir même, « faire » sombre.
Des marques libres involontaires rayant la toile, des traits asignifiants dénués de fonction illustrative ou narrative. Des couches rudes superposés, atténués, floutés, donnant une fonction structurante, spatialisante, qui pourtant nous éloigne de la notion de profondeur,d’éloignement, ces éléments sont strictement à côté, ou plutôt tout autour de la figure, et sont saisis par et dans une vue proche, tactile autant que la figure elle-même.
Une incertitude des lumières et des ombres est aussi à noter, le sombre n’est pas d’un noir pur et se mêle avec les ombres, leurs donnant ainsi une présence tout aussi importante que la figure centrale, comme une corrélationdes deux secteurs, à savoir la figure et son fond. Cette corrélation elle-même est amplifié par le lieu, la piste, le demi-cercle du bas ainsi que celui de gauche. Bacon dit par ailleurs dans une déclaration importante qu’il distingue dans sa peinture trois éléments fondamentaux : la structure matérielle, le rond-contour, et l’image dressé.
Ce qui nourrit aisément la tourmente, la torture danslaquelle baigne cette chose informe.

Tous ces éléments nous attirent donc vers cette figure principale, ce paradoxe : ce corps qui n’est pas un corps.
Cette personne présente sans l’ « être », ce qui se rapproche du cauchemar gothique.
Dénué de tête, les jambes fondues dans le néant, le protagoniste est vêtu d’un costume stéréotypé, d’un uniforme pour civil. D’ailleurs l’effet de fondue...
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