Barbu , daniel – byzance , rome et les roumains . essais sur la production politique de la foi moyen age , éditions babel , bucarest , 1998 , chapitre la spiritualité politique des moines orientaux ( viiie – xiie siècles ) , p. 25-49

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Daniel Barbu , né le 21 mai 1957 , est professeur de Sciences Politiques à l’Université de Bucarest et aussi auteur de référence pour la politique roumaine , ayant écrit d’autres livres comme : Republica absentã ( La Republique absente ) , Politica pentru barbari ( La politique pour les barbares ) , Bizanţ contra Bizanţ. Explorări în cultura politică românească ( Le Byzance contre le Byzance .Des explorations dans la culture politique roumaine ) , O arheologie constituțională românească. Studii şi documente ( Une archéologie constitutionnelle roumaine . Des etudes et des documents ) , Şapte teme de politică românească ( Sept themes de politique roumaine ) . Docteur en histoire et en philosophie , Daniel Barbu se fait remarqué par son écriture et son style . Ce livre représente une miseen perspective de la production politique du Moyen Age . Les premiers témoignages de l’appartenance de l’espace politique roumain à la culture politique byzantine datent du XVIe siècle . Par ceux - ci on constate une corrèspondence entre le régime politique et la forme de la culture . Du choix politique des princes de la Valachie et de la Moldavie résulte la première culture roumaine qui estl’oeuvre de la foi chretienne dans sa forme byzantine .
En ce qui concerne la culture politique entre le VIIIe et le XIIe siècle , on remarque que tout est étrange . Pour l’Orient chrétien , mêmes des expressions comme “ la théologie ou la spiritualité des laiques “ apparaissent comme inhabituelles , provoquant seulement de l’étonnement à leur usage . Cela est expliqué en faisant appel au monachisme , laspiritualité byzantino-slave étant presque identique avec celui-ci . Pour ce qui est de monachisme oriental , Daniel Barbu nous dit qu’il s’agit plutot du type anachorétique . À l’opposé de l'anachorétisme se trouve le cénobitisme. Celui-ci représente une forme de monachisme assez médiocre : forme de vie monastique en communauté . Les derniers échos du cénobitisme s’entendent vers la fin du XIIIesiècle . Je veux préciser que le monachisme chrétien commença en Égypte et en Terre Sainte . En général , tous les moines chrétiens étaient des ermites qui vivaient en complète solitude en devant aussi entretenir un sorte de dispute avec eux-mêmes 1 . C’est à cause de l'extrême difficulté de la vie solitaire que beaucoup de moines échouèrent dans leur vocation : ils retournent à leurs viesantérieures dans la cité ou bien ils perdent leurs illusions spirituelles. À l’époque byzantine , cette “fuite” apparaît comme le geste le moins prévisible . C’est intéressant de savoir que pendant l’Antiquité tardive 2 , ce n’etaient pas les moines qui renonceaient , mais ils etaient empêchés de mener jusqu’au bout leur vocation anachorétique . En fait , cette fuite représente une conversion et le butde l’anachorèse et la metanoia ( Ce terme signifie : avoir un changement complet du mode de vie suivant un ideal) . C’est au moine de rappeler à la chrétienté premièrement que la metanoia représente un choix individual et que seulement ainsi elle peut rester pure et authentique et deuxièmement que du monachisme bénéficierait aussi ceux qui ne le pratiquent pas .
On découvre aussi qu’à latradition du monachisme primitif , le caractère du moine est supérior par rapport à la hiérarchie ecclésiastique ( questions de foi , problèmes de discipline ) . En Byzance , le moine apparaît comme “ l’homme spirituel qui juge tous les autres , mais il n’est jugé par aucun “ , mais ce n’est pas celle-ci la seule image du moine . Il doit toujours être l’image de l’amitié par rapport à un nombrerestraint de personnes . Dans le portret idéal d’un moine se retrouve “ la caritas “ ( amour universel ) . Aussi liée de la tradition est la question fondamentale qu’une personne doit poser à un abbas , à un vieillard , ceux – ci étant les seuls à avoir rempli leur vies érémitiques et en ayant démontré leur capacité de transformer l’Évangile d’un objet de culte en principe de vie : “ Comment puis-je...
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