Barrage des olivettes

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  • Publié le : 2 mars 2009
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Brève histoire des barrages Les barrages étaient autrefois uniquement destinés à l’irrigation ou à l’alimentation en eau potable. Depuis l’apparition des générateurs électriques à la fin du XIXe siècle, l’eau peut produire une énergie facilement transportable et utilisable. Les barrages hydroélectriques ont cette vocation. D’autres servent à la fois à l’irrigation des terres et à l’écrêtement descrues. C’est le cas, dans le département de l’Hérault, des barrages du Salagou (1964-1968), sur la commune de Clermont-l’Hérault, et des Olivettes (1986-1988), sur celle de Vailhan. L’Hérault et ses affluent L’Hérault, avec un bassin versant de 2 500 km2 , constitue un des fleuves côtiers les plus importants du Languedoc. Long de 150 km, il reçoit une douzaine d'affluents. Les principaux sesituent sur sa rive droite et drainent les versants sud des monts du Larzac et de l'Escandorgue, de Faugères et de Cabrières avant d'atteindre la plaine alluviale. On retiendra la Lergue (39 km), la Dourbie (3,4km), la Boyne (22km), la Peyne (29 km) et la Thongue (30km). Les contrastes, habituels dans cette région méditerranéenne, y sont très marqués. Le haut bassin appuyé sur le versant Sud duMassif Central, et dominé par le Mont Aigoual, reçoit des précipitations annuelles supérieures à 2 000 mm, alors que la basse vallée alluviale, peuplée et viticole, en reçoit moins de 600. Les crues, extrêmement brutales dans le haut bassin (en septembre 1958, le débit de l’Hérault à Saint-Guilhem-le-Désert est passé en quelques heures de 2,5m3/s à 2500 m3/s) où elles sont favorisées par lesprécipitations exceptionnelles et les pentes des versants, inondent régulièrement la basse vallée tandis que les ressources naturelles en eau sont insuffisantes en période estivale pour satisfaire notamment aux grands besoins de l’agriculture et d'une population permanente et saisonnière chaque année plus nombreuse. La nécessité d’une maîtrise de l’eau s’est révélée indispensable pour l’ensemble del’économie régionale, qu’elle soit agricole, industrielle ou touristique. Le contrôle des « accidents climatiques » est ainsi devenu une priorité pour le département. Dès janvier 1980, une commission Vallée de l'Hérault se voyait chargée de définir un plan d’aménagement global : écrêtement des crues de l'Hérault certes, mais aussi irrigation agricole, soutien d'étiage et développement touristique. Plusieursannées de réflexion ont été nécessaires pour déterminer les travaux à réaliser. Construire une retenue sur l'Hérault est apparue comme une évidence, et l'idée d'implanter l'ouvrage à Saint Guilhem-le-Désert a dominé jusqu'à ce que le laboratoire d'hydrologie de l'Université des sciences de Montpellier démontre que les crues les plus importantes venaient d' affluents de la rive droite du fleuve.La Peyne, en particulier, qui draine les hautes collines à bauxite de Bédarieux et de Pézènes-les-mines. Le choix d’un barrage à Vailhan s’est alors imposé, permettant de contrôler 30 km2 du bassin versant de la Peyne. Des ouvrages ont été prévus en aval de Pézenas pour accompagner le barrage principal : endiguement du fleuve au-delà de Saint-Thibéry et chenal de dérivation d'Agde. Le barrage desOlivettes Présentation Implanté sur le cours supérieur de la Peyne, à 4 kilomètres de ses sources et à 15 kilomètres au nord-ouest de Pézenas, le barrage des Olivettes appartient au domaine privé du Conseil général. L’étendue aquatique de la retenue s’étend, au niveau du pertuis normal d’exploitation, sur une longueur de 2 kilomètres pour une largeur moyenne de 200 mètres, soit 40 hectares desuperficie. Les travaux Compte-tenu de la superficie du bassin amont de la Peyne, des précipitations moyennes (905 mm), du débit moyen (0,2m3/s mais pouvant atteindre 49 m3/s), il a été décidé de construire un ouvrage possédant une cote de retenue normale à la hauteur géographique de 163 m correspondant à 4,1 millions de m3, et une cote maximale exceptionnelle à 168,80 m soit 50 ha de surface...
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