Baudelaire et la musique

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  • Publié le : 23 juin 2010
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Charles Baudelaire et la musique

Charles Baudelaire, amateur de musique.
Baudelaire célèbre la peinture dans « Les Fleurs », évoque la sculpture dans « La Beauté », et dans « La Musique » il nous fait de la façon dont, ordinairement, il ressent l'audition d'un morceau de musique, que nous pourrions par exemple attribué à Richard Wagner qui a souvent suscité son admiration.Poème « la musique »
La musique souvent me prend comme une mer !Vers ma pâle étoile,Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,Je mets à la voile ;La poitrine en avant et les poumons gonflésComme de la toile,J'escalade le dos des flots amoncelésQue la nuit me voile ;Je sens vibrer en moi toutes les passionsD'un vaisseau qui souffre ;Le bon vent, la tempête et ses convulsionsSur l'immensegouffreMe bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroirDe mon désespoir!
Comparaison musique <=> mer. Il est probable que Baudelaire s'inspire ici de la musique de Wagner qui redonna une grande importance à l'orchestre tout au long de ses opéras prenants et envoûtants comme l'océan. Baudelaire cite dans une lettre à Wagner avoir ressenti ceci apres l'audition d'un des morceaux du compositeur :« une volupté vraiment sensuelle et qui ressemble à celle de monter dans l'air ou de rouler sur la mer »
La mer est immense, en mouvement.
Champ lexical de la musique : La Vibration de la musique : des ondes sonores. Les Poumons gonflés du chanteur. Me berce : la musique repose,l'auteur renait.
Des sons mélodieux : Allitération en [m], quatre fois au premier vers, insiste sur l'initialecommune de « musique » et de « mer » qui ont sur le poète l'effet d'un emportement total : « me prend » .
Le poème est composé comme un morceau de musique en 3 mouvements :
- ouverture très brève (phrase 1, vers 1) - développement central passionné (jusqu’au vers 13) - final très brutal, heurté, chaotique, sans verbe
Encore une fois, Baudelaire nous montre l'importance qu'il donne à lasynesthésie, ici c'est la sensation auditive qui est mise en avant, autrement dit : l'ouïe. Pour le poète écouter de la musique revient à faire un voyage. De plus ce poème se trouve dans la partie spleen ou idéal, la musique permet d'échapper au spleen et d'accéder vers un idéal.

b) Critique de Wagner

Richard Wagner et Tannhäuser à Paris
Charles Baudelaire, critique d’art en particulier depeinture n’a jamais reçus la moindre formation musical. Il avoue lui-même à Wagner, dans une lettre passionnée qu’il lui écrit le 17 février 1860, qu’il « ne sait pas la musique ». Son éducation musicale s’est en fait bornée (de son propre aveu) à l’écoute de quelques morceaux de Weber ou de Beethoven. Il faut tout de même reconnaitre à Baudelaire une forte musicalité dans nombre de ces poèmes tel quel’invitation au voyage. Malgré cela il est tout de même surprenant de voir Baudelaire réalisé une critique musical. En particulier du Tannhäuser de Wagner. En effet cette pièce d’opéra a été très mal reçue par le public parisien et elle fut retirée de l’affiche de l’opéra de Paris après seulement trois représentations. L’acharnement dont fais preuve Baudelaire pour défendre l’œuvre du compositeurs’explique par le fait que Baudelaire reconnaît dans le refus de Tannhäuser sa difficile condition de poète. Il écrit ainsi dans sa critique  « Il me semblait que cette musique était la mienne. »

Charles Baudelaire mis en musique

Ecoute de L'horloge reprise par Mylene farmer, Jean-Louis Murat et Georges Chelon

| Mylene Farmer | Jean Louis Murat | Georges Chelon |Musique | Longue ( 1 minute 41 ) intrigante, dérangeante. Bruitage marquant la première minute. ( comme un gong ) Bruitage réaliste de l'horloge appuyé par le rythme binaire de la chanson qui conforte cette idée des secondes qui passent. Ambiance pesante | Rythme binaire, lent ( batterie ) Ambiance relaxante ( influences blues ) Cuivre, détente. | Rythme binaire, rapide Guitare...
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