Baudelaire flaubert comparaison

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  • Publié le : 16 octobre 2010
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Quand Baudelaire décide d'utiliser le mot spleen, il ne l'invente pas mais maintenant on ne peux pas évoquer le spleen sans évoquer Les Fleurs du Mal, c'est Baudelaire qui le popularise. Ce n'est pas la vision Baudelairienne du mal du siècle, c'est des gens qui ont l'impression d'être né sous la mauvaise époque. On a plus chez Baudelaire proprement romantique, ce qu'il y a de romantique c'est lathéâtralisation de son ressenti. Il se situe dans une esthétique de la laideur. Spleen et mal du siècle ne sont pas équivalents. Certaines poèmes Baudelairien ont des accents romantiques mais Baudelaire se méfie du lyrisme romantique, de la poétisation de la nature. C'est l'homme de l'artifice, du maquillage. Rapport de filiation, des moments dans l'expression de la douleur qui rapproche leromantisme chez Baudelaire.

Moquerie de l'épanchement romantique. ll peut paraitre bizarre que Madame Bovary souffre du mal du siècle. Emma est romantique, le roman est contemporain du spleen Baudelairien. Les deux sont des artistes. Les sentiments éprouvés sont ceux de Baudelaire. Parler du spleen, le mot est contemporain de la publication de l'oeuvre, malgré dans Les Fleurs du Mal, on le voit plushyperbolisé.
Baudelaire n'arrive pas à trouver l'image qui caractérise le spleen. Il se caractérise par des effets d'amplification, une souffrance qui hurle. Mots dominants ? L'angoisse, l'ennui, peut-être l'impuissance (à vivre et à écrire), la mélancolie. Ennui qu'on associe au temps. Il est monotone, il vous englue, vous enlise mais il est aussi peur de la mort, angoisse du gouffre. Images demorts, temps qui s'écoule constamment. Caractère hyperbolique, effet d'amplification. Le spleen est contorsion.
Tout ce qui est associé à l'étouffement et l'oppression, associée à des images carcérales. Images climatiques, monde la nuit, de la brume. L'espoir est étouffé. Tout devient carcérale, cela crée une sorte de prison. Deuxième caractéristique c'est le désordre. Le mot désordre il fautle prendre au désordre mental, associé à la folie, à la crise. Il s'oppose au sentiment d'ordre. Désordre psychologique, que traduise des mots comme furies. Un tiroir associé au désordre. Le désordre réel c'est le spleen, le désordre métaphorique, rythmique.

Commentaire comparatif : Compare thématiquement. Il y a le vide dans le spleen. Sentiment d'abandon, d'exile. Deux passages ou lespersonnages sont spectateurs. Le dimanche au lieu de rimer avec religion, espoir rime avec désespoir, exile.
Si il y a le même type de thématique, si on faisait un résumé c'est les même sentiments éprouvés mais pas la même orchestration, tout d'abord un roman jugé réaliste et de l'autre un poème d'un lyrisme grimaçant. La géométrie du poème de Laforgue est un peu cassé. Le texte est mal bâti, joueuniquement sur des rimes féminines, malgré le poème en alexandrin il y a une dislocation des vers car une coupe arrive en plein milieu du mot, le sentiment d'un texte qui exprime le malaise par une construction cassée. Flaubert cherche une prose qui soit l'égal de la poésie. D'un côté le mal bâti, de l'autre une écriture musicale. Ils créent la même impression de mélancolie par une écriture différente.Flaubert déconstruit volontairement la langue, les vers. Le côté choquant de l'expression dit plus que les mots qu'il emploie. Cette langue qui boite et qui grimace c'est tout le style de Laforgue. Là qu'il y a une très grande différence entre les textes.
Baudelaire a le désir de tirer la beauté du mal, provocateur par le contenu. Avec Laforgue, on casse, on joue, on installe des images quifont mal. Bestiaire abominable surprésent chez Baudelaire. Tout un bestiaire épouvantable qui vient figurer l'angoisse du personnage, chez Madame Bovary on le retrouve également. On est dans le maladif. Laforgue casse et décale. Il se compare avec une limace. Auto dérision qui s'appuie sur une renouvellement des images littéraire, le poète en animal gluant rampant. Images épouvantables. Qui n'est...
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