Baudelaire - a une passante

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Table des matières

Introduction   4
 
I. Charles Baudelaire – « A une passante » 4

II. La composition 5

III. La langue 7

IV. Le thème, le contenu, l´histoire 10
 
Conclusion   11
 
Ouvrages consultés   12
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Introduction
Le poème « A une passante » est un sonnet qui appartient aux « Tableauxparisiens ». Il s´agit de la deuxième partie du recueil de poèmes nommé « Les Fleurs du Mal » dont l´auteur s´appelle Charles Baudelaire.
Cet homme, de tout le nom Charles Pierre Baudelaire, est un poète français, né à Paris en 1821 et mort en 1867. Il est l´un des poètes les plus célébres du XIXe siècle. Il s´est situé sur la limite entre le romantisme et le symbolisme. En découvrant des côtésgris de la vie, souvent brutaux, il se caractérisait de l´imagination poétique vraiment originale. Baudelaire a suggéré une ambiance par la musique des mots ou par des symboles.
Son oeuvre majeure est le recueil déjà mentionné « Les Fleurs du Mal », incluant presque la production poétique totale de l´auteur depuis 1840. Elle a été publié en 1857 et a été réédité en 1861. Notre poème « A unepassante » a été ajouté dans la réédition de cette deuxième année. Il s´agit de l´une des oeuvres les plus importantes de la poésie moderne qui a influencé le développement prochain de la poésie mondiale. Ce recueil se compose de six parties et la deuxième est intitulée « Tableaux parisiens » qui résout la vie quotidienne des Parisiens avec leurs rencontres et expériences différentes.
Dans le huitièmepoème, titré « A une passante », l´auteur présente sa rencontre extraordinaire d´une belle femme.

I. Charles Baudelaire – « A une passante »

1. La rue assourdissante autour de moi hurlait.
2. Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse
3. Une femme passa, d´une main fastueuse
4. Soulevant, balançant le feston et l´ourlet;

5. Agile et noble, avec sa jambe de statue.
6.Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
7. Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
8. La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

9. Un éclair... puis la nuit! — Fugitive beauté
10. Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
11. Ne te verrai-je plus que dans l'éternité?

12. Ailleurs, bien loin d'ici! trop tard! jamais peut-être!
13. Car j'ignore où tu fuis, tu nesais où je vais,
14. Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais!
II. La composition
LA FORME:
Ce poème est un sonnet qui est constitué par 2 quatrains et 2 tercets. Baudelaire a repris cette forme de Francesco Petrarque, l´auteur italien de l´époque de la Rennaissance.
Dans l´oeuvre de Petrarca, le sonnet avait la forme fixe – 4 strophes, 2 quatrains et 2 tercets. Dans les quatrains, ily avait des rimes embrassées (ou parfois croisées) (ABBA, ABBA). Dans les tercets, les rimes étaient croisées et au moins une rime était la même (CDC, DCD). Le premier quatrain présentait la thèse, le sujet du poème, par contre le deuxième quatrain a figuré comme l´antithèse. Les tercets ont conclu le poème en synthèse.
Mais Baudelaire change ce schéma, il ne le respecte pas. Il joue avec desrimes et avec des vers.
Le schéma métrique de ce sonnet se distingue d´un plan classique. Ce sonnet perd en cohérence comme il est possible de remarquer. Les deux quatrains ne se composent pas de mêmes rimes. Cette situation est nommée la « libertine ». (le second quatrain ne reprend pas les rimes du premier). Les rimes dans le premier quatrain ne correspondent pas aux rimes dans le deuxièmequatrain. Donc, le schéma métrique à la forme suivante : ABBA / CDDC. Et si nous voulons le distinguer encore plus précisément, nous pouvons utiliser ce modèle : A´BBA / CDDC, parce qu´il s´agit des rimes différentes (hurlait / l´ourlet etc.). Cela va nous convenir même pour l´indiction des tercets : AEA / EA´A´.
Alors, la forme finale de ce sonnet peut être illustrée comme : A´BBA / CDDC / AEA /...
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