Baudelaire

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  • Publié le : 25 mai 2011
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Baudelaire (Les Fleurs du mal)
Charles Baudelaire
Charles Pierre Baudelaire est un poète français, né à Paris le 9 avril 1821 et mort le 31 août 1867 à Paris. Il est l'un des poètes les plus célèbres du XIXe siècle : en incluant la modernité comme motif poétique, il a rompu avec l'esthétique classique ; il est aussi celui qui a popularisé le poème en prose.
Aujourd'hui reconnu comme unécrivain majeur de l'histoire de la poésie mondiale, Baudelaire est devenu un classique. Barbey d'Aurevilly voyait en lui « un Dante d'une époque déchue » 1.
Au travers de son œuvre, Baudelaire opère une transformation radicale de l'esthétique dominante, en proclamant vouloir libérer l'esthétique de toute considération morale ou éthique. Comme le postule si bien le titre de son recueil Les Fleurs du mal,il a renouvelé en profondeur les motifs poétiques. Dans ses poèmes il a tenté de tisser et de démontrer les liens entre le mal et la beauté, le bonheur et l'idéal inaccessible (À une passante), la violence et la volupté (Une martyre), entre le poète et son lecteur (« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère »), entre les artistes à travers les âges (Les Phares). En parallèle de poèmes graves(Semper Eadem) ou scandaleux pour l'époque (Delphine et Hippolyte), il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda) et l'envie d'ailleurs (L'Invitation au voyage). Il a aussi extrait la beauté de l'horreur (Une charogne).
Les Fleurs du mal
Œuvre majeure de Charles Baudelaire, le recueil de poèmes Les Fleurs du Mal, intégrant la quasi-totalité de la production poétique de l’auteur depuis 1840, estpublié le 23 juin 1857 et a été réédité en 1861. C’est l’une des œuvres les plus importantes de la poésie moderne, empreinte d’une nouvelle esthétique où la beauté et le sublime surgissent, grâce au langage poétique, de la réalité la plus triviale et qui exerça une influence considérable sur Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé ou encore Arthur Rimbaud.
À une passante
À une passante est un poème deCharles Baudelaire (1821-1867). Publié dans la revue L'Artiste en 1860, il a été recueilli l'année suivante dans la deuxième édition des Fleurs du mal.
Situation
Il s'agit du huitième poème de la section "Tableaux parisiens".
Forme
Empruntant la forme du sonnet, le poème la modifie néanmoins ; les rimes des deux quatrains sont différentes, et le thème qu'ils explorent déborde sur le premierhémistiche du premier vers du premier tercet, au lieu de s'interrompre à la rupture conventionnelle entre quatrains et tercets. Par ailleurs, les nombreux enjambements poursuivent cette dé régularisation de la forme poétique classique du sonnet. La forme bouleversée fait écho au bouleversement du poète, c'est l'esthétique du choc.
Première partie
Dans la première partie, le poète développe lescirconstances et le moment de la rencontre.
Le premier vers place le cadre spatial de la rencontre, personnifié afin de mettre en valeur son hostilité, et également souligné par les sonorités "ou" et "r", placés dans une disposition de chiasme encerclant le poète (« La rue assourdissante autour de moi hurlait »). À partir du deuxième vers du premier quatrain et jusqu'au premier vers du deuxièmequatrain, il fait le portait de la femme. Il dépeint enfin sa réaction. Grammaticalement parlant, on note l'utilisation de l'indéfini (« Une femme », ici employé avec apposition pour mettre en valeur le groupe nominal) mettant en relief l'anonymat, le passé simple (qui souligne l'éphémère, et le terme "passa" faisant écho au titre du poème).
Seconde partie
Dans la seconde partie, le poètes'adresse à la passante (qui n'est plus là) et développe ses émotions, ses réactions et ses regrets.
L'énonciation change, avec des apostrophes associées à un tutoiement de la passante. L'usage du passé composé souligne le fait que l'événement décrit a toujours un effet dans le présent. Le présent d'énonciation éternise la rencontre. Enfin, le conditionnel passé deuxième forme « que j'eusse aimé »...
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