Baudelaire

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  • Publié le : 17 juin 2010
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LE MYTHE DE SISYPHE
Premier essai philosophique (1942) d’Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe établi pourquoi la vie vaut d’être vécue. Parce que l’homme peut dépasser l’absurdité de son destin par sa lucidité, sa révolte tenace contre sa condition. 
Il y a une grandeur à vivre et faire vivre l’absurdité.
ALBERT CAMUS : LE MYTHE DE SISYPHE 
« Je laisse Sisyphe au bas de la montagne! On retrouvetoujours son fardeau. Mais il enseigne la fidélité supérieure qui nie les dieux et soulève les rochers. Il faut imaginer Sisyphe heureux ».
 La vie parfois c’est mauvaise, mais la véritable victoire de l’homme commun c’est l’acceptation aussi des douleurs, des insatisfactions, et voir plus loin, chercher quelque chose de positif dans les moments tristes de la vie………..
 
L’ oeuvre d’AlbertCamus, longtemps après sa mort, reste encore très actuelle. Il est sans doute l’un des rares écrivains français à ne pas avoir connu l’oubli. Les œuvres philosophiques, Le Mythe de Sisyphe (1942), L’ Homme révolté (1951), établissent son système et sa raison de vivre. Dans ses œuvres il se pose des questions qui ont comme point de départ le rapport avec la mort. Son premier essai s’œuvre donc sur leproblème du suicide ; le second sur le problème du meurtre. Puisque sa philosophie est morale, Camus cherche des solutions spirituelles et métaphysiques qui remettent en question « les fondements des choses et des valeurs ». Dans Le Mythe de Sisyphe il affirme dès le début : «  Il n’y a qu’un seul problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger si sa vie vaut ou ne vaut pas d’êtrevécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie ». Le sentiment de l’absurde qu’il avait transposé déjà dans le roman L’Etranger, trouve ici une clé d’ interprétation. « Quel est donc cet incalculable sentiment qui prive l’esprit du sommeil nécessaire à la vie ?-écrit-il. – Un monde qu’on peut expliquer même avec de mauvaises raisons est un monde familier. Mais au contrairedans un univers soudain privé d’illusions et de lumière, l’homme se sent étranger. […]. Ce divorce entre l’homme et sa vie, l’acteur et son décor, c’est proprement le sentiment de l’absurdité ». Camus souligne la dimension de l’absurde dans la vie des hommes :
-d’un côté il existe l’aspect répétitif de notre existence.
 -il y a ensuite ses gestes mécaniques.
 -enfin l’ « étrangeté » au monde (« s’apercevoir que le monde est épais, entrevoir à quel point une pierre est étrangère…..).
 Mais Camus tire des conséquences de cette constatation de l’absurde : il faut donner un sens à la vie puisqu’ « il s’agit de vivre ». Et voilà que Sisyphe, l’homme condamné par la colère des dieux « à rouler sans cesse un rocher jusqu’au sommet d’une montagne d’où la pierre retombait par son proprepoids »,arrive par son geste absurde à donner une signification à son être. Selon Camus il s’agit de s’obstiner , et à travers l’absurde se débarrasser de tout sentiment de culpabilité, retrouver une lucidité et une nouvelle innocence.
 « cette étrangeté du monde, c’est l’absurde [….] ».
 Le Mythe de Sisyphe est fortement lié à un refus de l’histoire, ainsi qu’elle se présentait juste avant la guerre. On sesent étrangers à un monde dominé par une fausse rationalité, par de fausses valeurs qui mènent aux crimes et aux massacres de la guerre. Mais tout de suite après avoir refusé tout engagement dans l’histoire, Camus ainsi que Sartre et la nouvelle génération intellectuelle ressentent le besoin d’un autre engagement qui porte à une prise de conscience collective et politique. Sartre fonde « Les TempsModernes » ; Camus écrit L’Homme révolté afin de surmonter l’impasse de l’absurde. Il se rend compte que la dimension paralysante d’une vie sans raison d’être ne peut mener qu’au suicide ou à l’apathie, ce qui favorise l’injustice et la tyrannie. Il faut donc poursuivre « devant le meurtre et la révolte une réflexion commencée autour du suicide et de la notion de l’absurde ». 
« Un homme...
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