Bel amie chapitre 10 partie 2

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  • Publié le : 20 février 2010
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Introduction

Ce passage constitue l'excipit du roman. Si la scène ne représente pas un dénouement, elle est l'apothéose du parcours initiatique de Duroy et s'achève sur une ouverture.

Quelle est donc la dernière image que Maupassant nous laisse du héros ?

Plan du texte:

Le texte suit le déplacement spatial du héros :

* Scène dans la sacristie ("réconciliation" avec Clothilde)* Bel-Ami avance dans l'église de la Madeleine
* Sur le perron

Une Scene depeinte sous differents points de Vue

1. Le Champ lexical du regard

A travers tout le texte, les yeux et le regard sont très présents:

* ses yeux vifs
* les yeux se...
* les yeux fixes
* il ne voyait
* il aperçut
* contemplait
* relevant les yeux
* la voyait2. L'emploi des points de vue

Ce champ lexical est accompagne d'un changement regulier de point de vue:

1. externe
2. omniscient
3. externe
4. omniscient
5. externe
6. omniscient
7. interne
8. omniscient

Chaque point de vue a un rôle bien particulier:

* Le point de vue externe met en scene le couple, et donc le regard du temoin. Suzannen'apparait d'ailleurs qu'avec lui elle n'a donc plus d'intéret pour Bel-Ami et peut aller rejoindre les coulisses.

* Le point de vue interne nous montre les sentiments de Bel-Ami, son premier regard se porte sur "Madame de Marelle" (désir) et le second sur "la foule". On retrouve les deux soifs du héros de l'incipit: les femmes et l'ambition.

* Le point de vue omniscient nous montre que lesfemmes sont plus importantes que l'ambition, le mot "lit" clôt le roman, c'est l'ouverture finale, comme dans Le Père Goriot ou Rastignac décide de se rendre chez la baronne de Nucingen.

Bel-Ami, un arriviste arrive

1. La Madeleine représente la réussite

1. Un roi

Bel-Ami se réjouit de sa situation et s'assimile a un monarque, il se croit "un roi" et marche "lentement, latête haute".

2. Le décor, faire-valoir de la réussite

La scène se déroule dans une église de grand renom, La Madeleine qui, elle-même, domine la Rue Royale comme au début du roman. Cette fois, Bel-Ami se tient debout, dominant, sur les marches du perron de l'église alors qu'au début du roman, il était bousculé dans la foule.

On remarque le caractère noble de l'architectureavec le "portique", et l'immensité du bâtiment puisqu'ils traversaient.

Le triomphe est d'autant plus grand que c'est un lieu sacré, l'église, qui consacre la réussite du héros anticlerical qui, de surcroît, s'est deja marié une fois, mais à la mairie.

3. L'assistance

Une foule immense s'est amassée pour assister au triomphe de Bel-Ami, le champ lexical est d'ailleurs trèsprésent:

* défilé des assistants
* autres personnes
* derniers assistants
* pleine de monde
* la foule
* le peuple

Bel-Ami, lui, est ressorti de la foule, il ne fait que l'apercevoir, alors qu'elle est organisée, respectueuse (ce qui contraste avec l'incipit) et qu'elle l'envie (le contemplaient, l'enviaient).

4.L'attitude du héros

Au début de l'extrait, Bel-Ami n'est plus maître de lui même, tellement il est ému par sa réussite. Il est affolé de joie et dit des mots qui ne signifiaient rien.

Cependant, à la fin, il retrouve son sang-froid comme en témoigne l'épithète calme. Le rythme épouse la lenteur de la phrase. Maupassant reprend le terme frisson en chiasme pour nous montrer cesentiment qui est renforcé par l'hyperbole immense bonheur.

L'imagination s'empare alors d'un Bel-Ami mégalomane, le peuple serait venu pour lui. On observe le narcissisme du personnage: il ne voyait personne, il ne pensait qu'à lui.

Il est réellement le Dieu de l'église, il n'y a pas de place pour Suzanne, c'est un arriviste qui se prend pour Dieu.

2. La soif de l'ambitieux...
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