Belle epoque

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> La France
à la « Belle Époque »

Séquence 3-HG13

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Introduction Chapitre 1

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61 31

> L’apparence de la prospérité économique
A B C

.......................

63 33

Unecertaine idée de la stabilité Une agriculture variée mais peu compétitive Une industrie dynamique mais peu structurée

Chapitre 2

> La solidité de la république
A B C

......................................................................

65 35

Un régime parlementaire bien implanté Des tendances politiques dominées par les radicaux Un système qui survit aux crises

Chapitre 3

> Unesociété en mutation lente
A B C

............................................................

68 38

Une population rurale nombreuse et peu homogène Une bourgeoisie triomphante et citadine Un monde ouvrier aux visages multiples et à la recherche de structures

Chapitre 4

> Paris capitale des arts et de la civilisation
A B C

......................

72 42

D’importantesdécouvertes scientifiques Le prestige du monde intellectuel Une création artistique foisonnante

Sommaire Séquence 3-HG13

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ntroduction
L’expression «Belle Époque « se distingue par son originalité dans les études historiques françaises. C’est la première fois qu’une appellation désigne une période qui vient juste de s’achever puisqu’elle apparaît dans les écritsdès 1919. Par ailleurs, c’est aussi la première fois qu’une époque est qualifiée par l’impression d’ensemble qu’elle a laissé dans les souvenirs. De façon précise, elle se distingue par sa brièveté : deux décennies à partir de 1895 et le caractère limité de l’espace où elle s’applique : c’est-à-dire la France, ce qui conduit certains historiens comme Georges Dupeux à se poser la question d’un“privilège français” pour ces années-là.

Problématique
S’il est évident que le traumatisme de la Grande Guerre est la principale raison qui incite à la nostalgie, quelles sont les réalités et les limites d’un passé récent embelli par la mémoire qui l’élève au rang de mythe ?

Mots-clés
Régime parlementaire Président du Conseil majorité républicaine radicalisme anticléricalisme nationalisme empirecolonial dreyfusards (antidreyfusards) instabilité anarchisme syndicalisme modernisme bourgeoisie instruction publique exode rural urbanisation Cubisme Suprématisme Art abstrait

Séquence 3-HG13

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L’apparence de la prospérité économique
A Une certaine idée de la stabilité
Revenus et épargne en France
Dates 1890 1895 1900 1905 1910 1913 Rente 3 % * 87,4099,60 99,15 97,70 96,45 83,45 Nombre de livrets de caisse d’épargne pour 1 000 habitants 190 234 276 311 359 384

* rente 3 % perpétuelle cours le plus bas de l’année (rente = bénéfice versé à ceux qui ont souscrit à un emprunt d’État)

Exemples de salaires et de prix à Paris
Dates 1890 1895 1900 1905 1910 1913 Salaire horaire d’un ouvrier menuisier à Paris 0,70 0,70 0,70 0,70 0,80 0,80 Prix dukilo de pain à Paris 0,35 0,30 0,30 0,33 0,37 0,43 Prix du kilo de sucre 0,46 0,33 0,31 0,38 0,47 0,39

Le salaire moyen a connu une véritable hausse depuis le Second Empire (de 0,45 francs à 0,70 frs) alors que les prix des denrées de première nécessité comme le pain ont plutôt baissé ou faiblement augmenté, du moins jusqu’aux années 1903-1905. La rente a suivi la même évolution, dans le sensde la hausse, avec des proportions plus importantes. C’est pourquoi avec un franc stable depuis 1803, l’idée « d’âge d’or » peut trouver l’un de ses fondements dans la référence monétaire. Les banques françaises disposent alors de réserves considérables ce qui leur permet d’investir partout dans le monde et pour les plus importantes d’entre elles de conclure des emprunts d’État avec des...
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