Benjamin constant adolphe

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  • Publié le : 21 novembre 2010
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1)On apprend dans le para-texte que cet extrait est tiré du roman autobiographique Adolphe l'écrivain de Benjamin Constant.
Cette histoire a pour fond la relation amoureuse entre l'auteur et Madame de Staël, que cette aventure n'a pas duré car B. Constant se rendra compte que ses sentiments pour elle ne sont pas suffisants.
Dans l'extrait il lui donne des explications sur son attitude à traversle personnage d'Adolphe.
On comprend donc dès le para-texte que cet extrait traitera de la vision de l'auteur sur ses sentiments et l'influence de cette réflexion sur sa conduite.

2)Le thème de cet extrait semble être l'introspection de l'auteur visant à éclairer la conduite d'un homme (soudain conscient de sa situation) en proie à un grand questionnement quand à son mal-être et àl'insuffisance de son amour pour le soulager.
Parties - monde extérieur (l.1 à 14)
- chez Ellénore (l. 14 à 32), on remarque d'ailleurs qu'on peut parfaitement scier le texte en deux.
Chaque début de partie semble être porteur d'espoir, de nouveau, sentiment profond mais à la fin de chaque partie on a comme une chute comme s'il n'y avait pas de soulagement possible. L'enchainement de cesparties nous attire un peu plus profond chaque fois dans la spirale de son désespoir.
Mouvement répétitif qui tend vers l'insuffisance des sentiments. On a une répétition dans le sens où dans ces deux grandes parties on a plusieurs sous-parties sur le même modèle :
-l. 1 à 7
-l. 7 à 14
-l. 14 à 25
-l.25 à 32

étonnement sans pitié : « pitié » dans le sens de bienveillance, compréhension quirenvoi à « la curiosité sans intérêt » (curiosité presque malsaine) où l'émotion est dénuée de sentiments. Les gens s'arrêtent à ce qu'ils voient et ne vont pas explorer ce que ça leur fait ressentir, cette attitude place le locuteur en marge de ce monde extérieur. Le fait qu'il attire ainsi le regard, ou crois l'attire, montre que son malheur doit être grand, pour être visible par des inconnus etqu'il le poursuive ainsi.

Quand je touche au seuil de votre porte = quand je suis sur le point d'entrer dans votre maison.
Marque la séparation extérieur/intérieur, semble être le moment où l'abandon le soulagement pourraient êtres possibles, où le locuteur pourrait trouver soit la réponse soit un soulagement à son malheur, passant par la compréhension la pitié ou l'intérêt, que ne lui accordepas le monde extérieure mais que celle qu'il pense aimer et qui est censée l'aimer en retour devrait lui apporter.

Demandant grâce à tous les objets qui frappent ma vue : son malheur est si grand de ne pas trouver de réconfort chez celle qu'il aime ou en celle qu'il aime qu'il en vient à demander grâce aux objets, objets qui ne lui appartiennent pas, ils sont à Ellenore et doncdans un certain sens appartiennent au monde extérieure.
On retrouve ici encore cette recherche d'aide. On peut aussi souligner l'emploi du verbe « frapper », il semble qu'Adolphe ne cherche pas à voir de lui-même mais
qu'au contraire il subit, violemment, qu'il n'est plus en mesure d'agir mais seulement de demander grâce, d'implorer.

Imparfait ( écrivais) c'est un imparfait descriptif, il plantele décor, nous situe le contexte. Je lui écrivais mise en abyme dans le texte.
Présent c'est un présent d'énonciation .
Donne comme impression de nous faire ressentir, comme si c'était nous qu'il le vivions, son désespoir, donne une certaine intemporalité à ses sentiments.
Futur qui est un futur d'habitude, il marque une répétition se situant dans l'avenir. Cette répétition n'a pas encore eulieu ce qui souligne le caractère d'inaccessibilité de ce futur et de cette situation (le fait de vivre avec celle qu'il aime, et surtout de vivre heureux, serein).
Quelques temps composés, plus que parfait et futur antérieur.
Plus-que-parfait hypothétique (Si je vous avais rencontrée plus tôt) : ça ne s'est pas réalisé ainsi, donc en réalité tout est différent, souligne une fois de plus son...
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