Bernard manin

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Vendredi 18 décembre 2009

Bernard Manin, Principes du Gouvernement Représentatif

I/Introduction :

Bernard Manin (né en 1951) est un politologue Français dont l’œuvre que nous étudions, Principes du Gouvernement Représentatif, a été écrite en 1995. C’est la même année qu’il obtient à l'Institut d'études politiques de Paris un doctorat et une habilitation à diriger des recherches enscience politique. Cette année-là, se tiennent des élections présidentielles en France, qui entrainent un changement puisqu’après quatorze années dominées par le Parti Socialiste (PS) Français de Mitterrand, c’est le Rassemblement pour la République (RPR) de Chirac qui remporte ces élections, marquées notamment par un fort taux d’abstention. C’est donc dans une période où la vie politique est remise enquestion par ce fort taux d’abstention que Manin va rédiger son œuvre. Le contexte social dans lequel s’inscrit l’ouvrage est d'ailleurs aussi tourmenté. L’année 1995 est marquée par plusieurs attentats terroristes (métropolitain Parisien notamment) mais également de nombreuses manifestations, dont l’une étudiante qui dura près de deux mois. Enfin, la réforme constitutionnelle de juillet 1995étend le champ d’application du référendum, ce qui peut être perçu comme une extension démocratique puisque le référendum est une consultation directe auprès du peuple pour une question précise.

II/ Travail de synthèse

Chapitre 1 : La désignation des gouvernants à Athènes

La désignation des gouvernants se fait de manière différente en fonction des lieux, des époques et des cultures. Dans lacité athénienne, aux alentours du Ve siècle avant Jésus-Christ, les dirigeants sont désignés de manière différente en fonction des charges qu’ils reçoivent. C’est une démocratie directe, c’est-à-dire qu’elle confère aux citoyens un rôle institutionnel relativement important. Avant tout, il est important de noter que toutes les personnes vivant à Athènes ne sont pas des citoyens. En effet, sontexclus de la citoyenneté les femmes, les esclaves, les étrangers ainsi que les hommes de moins de vingt-cinq ans. L’Assemblée du peuple est le symbole même de la démocratie athénienne et c’est là que se prennent les décisions majeures. Elle est composée de citoyens qui ont la particularité d’être tirés au sort. A l’Assemblée, le pouvoir de faire des propositions n’est pas l’apanage de certainscitoyens, comme le souligne l’expression « ho boulomenos » (« le premier venu »). En théorie, n’importe quel citoyen peut présenter un projet de loi. En pratique, beaucoup ne le font pas même s’ils en ont la pleine possibilité. Les magistratures (sur lesquelles nous allons nous arrêter plus loin dans notre étude), quant à elles, sont des postes qui ne sont pas fondamentalement stratégiques dans ladémocratie athénienne. Presque tous les magistrats sont tirés au sort, les charges durent un an et tout citoyen ne peut exercer une même charge plus d’une fois dans sa vie. On observe avec cet exemple, un des principes majeurs de ce modèle démocratique : le principe de rotation des charges. De plus, n’importe quel citoyen peut saisir le tribunal afin de montrer que tel ou tel magistrat n’est pascompétent, et ainsi soit l’acquitter (auquel cas il garde sa fonction) soit le condamner (auquel cas il sera jugé et une sanction sera prise à son encontre). Ces principes sont remarquables car ils sont un moyen de prévention contre l’incompétence : un mauvais magistrat quittera ses fonctions et le système s’en portera d’autant mieux. De plus, une « sélection naturelle » se fait puisque seuls les citoyensdésirant pourvoir une fonction peuvent être tirés au sort. Ils sont donc conscients des risques encourus et sont prêts à les assumer du fait d’une auto-évaluation de leurs compétences. En revanche, le système de l’élection permet de pourvoir d’autres fonctions. C’est le cas des emplois les plus hauts placés comme ceux qui permettent de gérer les finances de la cité puisque, on le comprend...
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