Bibliographie coluche

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  • Publié le : 13 avril 2011
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Le Rire - Coluche

Coluche ou de son vrai nom Michel, Gérard, Joseph Colucci naît le 28 octobre 1944, 4 mois après la libération de Paris, dans un hôpital du XIVe arrondissement de Paris. Sa mère, Simone Bouyer dite Monette, est employée chez le fleuriste Baumann, boulevard Montparnasse. Son père, Honorio Colucci, originaire de la région du Latium en Italie, est peintre en bâtiment. Cedernier décède en 1947 à 31 ans d'une poliomyélite et son épouse doit élever seule ses deux enfants. Délaissés par la belle-famille (à l’exception notable de Maria, la mère d’Honorio qui passe encore les voir), Monette, Michel et Danièle, laquelle a un an et demi de plus que son frère, vivent ensemble dans une pièce et une cuisine. Alors qu’elle avait renoncé à son travail pour élever ses enfants,Monette retrouve de petits emplois qu’elle doit parfois cumuler pour gagner un salaire de misère. Souffrant d’une grave scoliose, elle emmène ses enfants un été à Berck pendant ses traitements. Malgré toutes ces difficultés, elle garde espoir en l’avenir et adopte les façons de classes sociales plus aisées, veillant à ce que ses enfants soient bien mis. Michel n’apprécie pas cette fracture entre laréalité et les aspirations de sa mère, et à propos de ses vêtements qui tranchent avec ceux des autres enfants du quartier, il lui reprochera de l’habiller comme une fille.
Loin des rêves maternels, Michel choisit Montrouge (banlieue sud de Paris) où il traîne avec ses copains. Le travail scolaire ne le passionne pas et il fait rire ses camarades de classe en tenant tête à l’instituteur. Sonparcours scolaire s’arrête au Certificat d'études primaires qu'il rate volontairement en juin 1958 : ayant fait une seule faute à la dictée le matin, et ainsi avoir selon lui fait ses preuves, il ne juge pas utile d’y retourner l’après-midi. Quand il n’est pas à l’école, il traîne avec ses copains de la bande Solo, du nom de la cité : la Solidarité. Accompagné généralement de Bouboule, de son vrai nomAlain Chevestrier, il cumule les petits larcins et aura régulièrement affaire à la police. Tous deux vont même jusqu’à s’essayer à des méfaits plus graves comme l’agression physique ; mais en tentant de dérober le sac d’une vieille dame ils se font tirer dessus par un passant. Coluche, qui avait alors la quinzaine, mettra longtemps avant de relater cet épisode de sa vie dont il a honte.
Soncomportement exaspère Monette qui s’interroge de plus en plus vivement sur l’avenir de son fils. Il s'essaie alors à de petits boulots, qu'il n'arrive pas à garder bien longtemps. Ainsi il est tour à tour télégraphiste, céramiste, garçon de café, livreur, apprenti-photographe, sous-préparateur en pharmacie, photostoppeur, aide-pompiste, assistant de marchand de fruits et légumes ou encore fleuriste.C’est à ce moment qu’il prend goût pour la musique. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il est fan de rock, des Beatles, de Johnny Hallyday, des Chaussettes Noires ou encore d’Elvis Presley. Mais il voue également une profonde admiration à Georges Brassens. Après de longues discussions avec Monette, il obtiendra sa première guitare, dont il joue sans jamais avoir appris.
Son premier sketch,C'est l'histoire d'un mec, tourne en dérision la difficulté de raconter une histoire drôle. Ses sketches suivants lui valent rapidement un succès populaire qui ne se démentira plus : « Il inventait pour les années 1970 une image de pauvre urbain, bonne pâte mais à court d'idées, empêtré dans les mots, raciste faute de mieux, ballotté par la publicité et les jeux radiophoniques ». Il revendique sagrossièreté : « Toujours grossier, jamais vulgaire ».
Au printemps 1974, l'impresario et producteur Paul Lederman lui offre le Théâtre La Bruyère pour y prolonger Thérèse est triste, mais c'est un fiasco. Il devient alors son propre impresario; Claude Martinez devenant son associé.
Du 15 février au 2 mars 1974, il se produit à L'Olympia dans le spectacle Mes adieux au music-hall. C'est dans ce...
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