Bibliographie de zola

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  • Publié le : 4 avril 2010
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Né à Paris le 2 avril 1840, d'un père italien, Émile sera élevé à Aix, mais cette enfance provinciale est marquée par la mort de son père, alors qu'il a sept ans. En 1858, Zola suit sa mère à Paris, sans véritable enthousiasme. D'ailleurs, tout va mal : élève à Saint-Louis, il échoue au bac et se retrouve dans un bureau assez navrant et bientôt quitté. Après la gêne, c'est la pauvreté puis lamisère, agrémentée parfois de lectures ou de la visite de son ami Cézanne. Sa véritable chance, il ne va la trouver que chez Louis Hachette : il y entre comme commis, aux paquets, mais en profite aussi pour soumettre ses poèmes au patron. Celui-ci l'engage à écrire de la prose et fait surtout de lui son chef de publicité. C'est l'occasion pour Zola de rencontrer les auteurs « maison » et les autres,de connaître les coulisses de l'édition.
Une vie : travail et vérité
Quittant Hachette en 1866, Zola va exploiter cet acquis dans la presse, en collaborant à l'Événement de Villemessant avec une rubrique à mi-chemin entre la publicité rédactionnelle et la critique littéraire, avec aussi un Salon pro-Manet qui fait scandale (voir également son étude sur le même peintre en 1867). Car, pendantlongtemps, Zola mènera de front son œuvre littéraire et sa collaboration à des journaux provinciaux (le Salut public de Lyon, le Sémaphore de Marseille), parisiens (l'Événement, mais aussi le Petit Journal, le Figaro, la Tribune, le Rappel, le Gaulois, le Voltaire parmi d'autres, en attendant l'Aurore) ou étrangers (_le Messager de l'Europe_ de Saint-Pétersbourg). La presse apporte à Zola nonseulement les revenus que cet écrivain sans fortune ne peut pas négliger, mais encore une tribune pour faire avancer ses idées, publier son œuvre en feuilleton ou vanter ses amis, les futurs impressionnistes par exemple.
Vers ces mêmes années, il publie aussi les Contes à Ninon (1864), la Confession de Claude (1865), où l'on cherche souvent des échos autobiographiques et le Vœu d'une morte (1866).Néanmoins, ses ouvrages de fiction comme ses travaux de critique littéraire ou artistique (_Mes haines,_ 1866) ne sont encore que des essais : Zola cherche sa voie. On attend toujours la grande œuvre et elle arrive avec _Thérèse _Raquin (1867) : ce premier grand roman en permet bien d'autres – il ouvre la voie, après Madeleine Férat (1868), aux vingt volumes des Rougon_-Macquart._
Il s'est faitun cercle d'amis dont les idées esthétiques ou le tempérament lui plaisent : les peintres bien sûr, mais aussi les écrivains. Il est allé chez les Goncourt, connaît Flaubert, Daudet, Maupassant, Huysmans et même Mallarmé, qui adorera l'Assommoir (1877). Ce livre est le premier grand succès de Zola : c'est également un événement social et politique. Certains attaquent le livre pour sa crudité ouencore pour sa vision pessimiste du peuple, mais les lecteurs suivent, fascinés peut-être par un exotisme social assez nouveau. Après _Une page _d'amour (1877-78), qui surprend un peu les lecteurs habitués à des liqueurs plus fortes, même succès d'édition avec Nana (1879-80).
Zola est à présent un auteur arrivé : d'abord, et c'est important pour lui, il vend. Mais, en plus, il est devenu le maîtreà penser d'une école « naturaliste » qui produit les Soirées de Médan (1880), auxquelles ont collaboré Maupassant, Huysmans, Céard, Hennique et Alexis. Une école et une doctrine qu'illustrent aussi le Roman expérimental (1880) et toute une série d'articles publiés en volumes (_les Romanciers naturalistes, Nos auteurs dramatiques, Documents littéraires, le Naturalisme au théâtre,_ 1881 ; cf.également Une campagne, 1882, et plus tard Nouvelle Campagne, 1897). Presse, édition, théâtre même avec des adaptations de Busnach et les tentatives d'Antoine, le terrain semble conquis, tandis que les romans continuent à tomber régulièrement, année après année : Pot-Bouille (1882), Au Bonheur des dames (1883), la Joie de vivre (1884), Germinal (1885), dont l'ampleur rappelle l'Assommoir, l'Œuvre...
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