Bientraitance maltraitance

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  • Publié le : 23 mars 2011
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Bientraitance
Maltraitance

Préambule :

La maltraitance est une violence intentionnelle, ponctuelle ou permanente, ce qui à mon sens en accentue la gravité. D’autant plus, lorsqu’elle est le fait d’un professionnel qui a pour mission d’aider, de soigner, d’accompagner un être vulnérable.

Il est nécessaire de distinguer ces actes de violence commis par un agent isolé, d’actes moinsvisibles, commis de manière plus ou moins habituelle au sein d’une équipe de professionnels.

La maltraitance doit toujours être sanctionnée de manière individuelle à l’encontre de son auteur.

Cependant il me paraît important de toujours rechercher ce qui a pu conduire la personne en cause à ces conduites répréhensibles. Il serait dramatique de faire porter sur une personne désignée, la plupart dutemps en souffrance, l’unique responsabilité de ces faits inacceptables.

En aucun cas il ne peut s’agir de dédouaner de ses responsabilités vis-à-vis de la loi, une personne responsable de violence et de maltraitance. Mais il est aussi inacceptable, qu’à la suite d’un constat d’actes de maltraitance au sein d’un établissement ou d’une institution, rien ne soit entrepris pour comprendre cettesituation, qu’aucun débat, qu’aucune discussion collective ne soit engagée.

Maltraitance : quelques chiffres.

Site de l’ALMA (association)
Sur 10000 dossiers crées suite à un appel au n° 39 77 (de février 2008 à Février 2010)
70% des maltraitances concernent des situations à domicile.(50% des auteurs membres de la famille).
Les victimes sont majoritairement des femmes (environ 73% des cas,et âgées d’environ 80 ans).Les violences et maltraitances institutionnelles représente environ 30% des cas.
Dont 65% sont commises par des membres du personnel (41% par des personnels soignants.

Nature des actes de maltraitance :

• Violences physiques : coups, brûlures, ligotages, soins brusques.
• Violences psychiques : langage irrespectueux, infantilisation, déconsidération• Violences matérielles et financières : vols, escroqueries
• Violences médicales et médicamenteuses : manque de soins de base, abus de sédatif, non prise en compte de la douleur.
• Négligences actives : abus, abandon, isolement à caractère arbitraire ou punitif.
• Négligences passives : qui relèvent de l’ignorance, de l’inattention, de l’incompétence et/ou du manque de formation.• Privation ou violation des droits : entrave à la liberté, à l’exercice des droits civiques, ou d’une pratique religieuse.

Plan de vigilance sur les risques de maltraitance :

La DGSA est garante du lancement d’un programme d’inspection des risques de maltraitance dans les établissements à compter de 2002. Ce programme porte sur le contrôle de 2000 établissements.

Les objectifs de ceprogramme sont :

• Développement de l’amélioration de la qualité des services
• La mise en place de formation et de soutien au personnel.
• La garantie du respect des droits des usagers et de l’entourage.
• La mise en œuvre de démarches d’analyse et de gestion des risques de maltraitance.
• La mise en place d’une structure d’appui.

Promouvoir et informer sur le rôle del’encadrement en matière de maltraitance :
Fiche ANESM (Agence Nationale de l’Evaluation et de la qualité des Etablissements Sociaux et Médico-sociaux).

Quelques repères :

• Fixer des responsabilités précises à tous les professionnels.
• Formaliser des conduites à tenir en cas de maltraitance.
• Reconnaître et promouvoir les ressources des professionnels.
• Prendre encompte le risque d’usure professionnelle.
• Analyser les risques liés aux conduites violentes des usagers.
• Positionner l’encadrement sur les violences entre usagers.
• Mise en place d’actions de formation.

De la maltraitance à la bientraitance, est ce si simple ?

Dans l’univers du soin et de l’accompagnement vis-à-vis des publics fragiles et vulnérables, il semble...
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