Bio de john martin, pandeo

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  • Publié le : 6 octobre 2010
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Le Pandemonium Une œuvre majeure de la peinture anglaise, Le Pandemonium de John Martin (1789-1854) rejoint les collections du Louvre à la faveur du legs de Paule et Pierre Belliot consenti au département des Peintures en 2003.
Ce tableau, de la première moitié du XIXe siècle, est célèbre tant par son sujet, sa dimension, que par les influences qu'il a exercées sur le romantisme français.L'univers de John Martin était celui des mondes perdus, de spectaculaires catastrophes dans une atmosphère de sublime exaspéré. L'originalité de son œuvre lui valut très rapidement un succès considérable et une immense notoriété en Europe.
Le tableau acquis aujourd'hui est l'illustration d'un passage de John Milton, le grand poète anglais auteur du Paradis perdu, évoquant l'assemblée de tous lesdémons: "Soudainement surgi de la terre, comme dans une exhalaison d'immenses constructions [...] construit comme un temple, avec des pilastres tout autour, élevé, surmonté de colonnes doriques, avec une architrave dorée [...]. Ni Babylone ni le Caire, dans toute leur gloire, ne l'égalèrent en magnificence."
C'est le souffle démoniaque qui exhausse brusquement l'immense construction dominant lacomposition. C'est Satan lui-même qui rappelle les anges rebelles. Au milieu des flots de lave surgit et se rassemble l'armée des démons pour affronter Dieu.
La magnificence et le gigantisme de l'édifice, soutenus par la précision mathématique de l'exécution, contribuent à la puissance de l'œuvre.
John Martin
Peintre et graveur britannique (Haydon-Bridge, Northumberland, 1789  – Londres 1854).Après s'être formé à Newcastle et avoir gagné sa vie comme décorateur de porcelaine, il s'établit à Londres en 1806. Il participa pour la première fois à l'exposition de la Royal Academy en 1811 ; toutefois, à la suite d'un incident survenu à la Clytie, qu'il exposait en 1814, il devait se brouiller, comme Haydon, avec l'institution. Il évolua vers la représentation du paysage cosmique etfantastique, inspirée des œuvres dramatiques de Turner, comme Hannibal et son armée franchissant les Alpes (1812, Tate Gal.), et emprunta sa technique du " Sublime " à l'Eidophysikon de Loutherbourg. Le thème du tableau trouve ainsi toute son ampleur dans le contraste entre les figures et le paysage où elles sont placées (le Barde, 1817, Newcastle, Laing Art Gal.).
Dans ses grandes compositionsdécrivant des désastres et des cataclysmes, le Festin de Balthasar (1820 ; aquarelle, v. 1830, British Museum), la Septième Plaie d'Égypte (1823, Boston, M. F. A.), le Déluge (1826, exposé au Salon à Paris en 1834), la Chute de Ninive (1828), il développait avec rigueur de vastes perspectives architecturales, détachant les figures minuscules sur des ciels livides. Répertoire trop souvent dénoncé comme desemprunts à Turner ou à l'architecture qu'édifiait John Nash dans le centre de Londres, l'étude chronologique montre que John Martin a pu influencer au contraire son maître (le Palais de Caligula, 1831 ; Régulus quittant Carthage, 1837, Londres, Tate Gal.) et l'architecte (Carlton House Terrace).
Martin avait fait la connaissance de Léopold, futur roi des Belges, en 1814 et celui-ci devait lesoutenir par la suite. Mais cela ne remplaça pas une reconnaissance défaillante dans son propre pays. Conscient des limites techniques de son talent de peintre et soucieux d'exploiter le succès de ses tableaux, Martin se consacrait v. 1820 à la gravure (il illustra le Paradis perdu de Milton en 1827 et la Bible en 1835), assurant par ce moyen la diffusion de son œuvre sur le continent, où sa maîtrisedu blanc et du noir devait influencer Gustave Doré. Il se révèle ainsi l'un des maîtres de la mezzotinte, ou manière noire, qui popularisa son œuvre, particulièrement en France. Apprécié par Charles X, à qui il dédiait la gravure de la Chute de Ninive (1830), il connut les faveurs de Louis-Philippe en 1834, lors de l'exposition du Déluge. Estimé surtout par le milieu littéraire — Victor Hugo,...
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