Biographie aloysius bertrand

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Louis Jacques Napoléon Bertrand, dit Aloysius Bertrand1 est un poète, dramaturge et journaliste français, né le 20 avril 1807 à Ceva (Piémont), mort le 29 avril 1841, à l'hôpital Necker de Paris. Considéré comme l'inventeur du poème en prose, il est notamment l'auteur d'une œuvre posthume passée à la postérité, Gaspard de la nuit (1842).

Né à Ceva le 20 avril 1807, Louis Bertrand était le filsde Georges Bertrand et Laure (ou Laurine-Marie) Davico. Georges Bertrand vit le jour le 22 juillet 1768 à Sorcy2,3 dans une famille de soldats. Lieutenant de gendarmerie, il épousa en secondes noces à Ceva, dans le Piémont, alors dans le département de Montenotte (aujourd'hui dans la province de Coni), le 3 juin 1806, Laure Davico, fille de Giacomo Davico, maire de la ville, née le 2 août 17824.Après la naissance de Louis, leur aîné, en 1807, un second fils, Jean Balthazard, vit le jour le 17 juillet 18085,6.
Le 15 mars 1812, Georges Bertrand fut nommé capitaine de gendarmerie à Spolète7, dont le préfet était le baron Roederer, et où naquit le 23 décembre la sœur du poète, Isabelle-Caroline, dite Élisabeth5. Le 3 septembre 1814, il fut affecté à Mont-de-Marsan, où il fit la connaissancede François-Antoine Harel, alors préfet des Landes. Puis, mis à la retraite fin août 1815, il quitta les Landes et s'installa à Dijon, où naquit le 19 mars 1816 un quatrième enfant, Charles Frédéric (qui devint plus tard journaliste)8,6, et où se maria le 11 janvier 1818 sa fille Denise, née d'un premier lit9.
Un jeune romantique dijonnais[modifier]

C'est dans cette ville que Louis Bertrandpassa la majeure partie de sa vie, étudiant au collège royal de la ville de 1818 à 18267,10,11, et c'est dans ses rues et ses monuments qu'il trouva une grande partie de son inspiration. En novembre 1826, il fut reçu à la Société d'Études de sa ville, où il lut 55 de ses poèmes de 1826 à 18288; il devint rapporteur en décembre 1826 puis fut élu vice-président le 23 mai 182712,6.
À la mort de sonpère, le 27 février 1828, il devint le chef de famille. Sa tante paternelle Françoise-Marguerite, dite « Lolotte », dont la modeste fortune lui avait déjà permis de financer ses études, apporta un soutien financier à la famille Bertrand au moins jusqu'en 183313. Le 1er mai 1828, la Société d'Études de Dijon fit paraître le premier numéro d'un journal littéraire imité du Globe14 à la vie trèséphémère15, Le provincial, dont Bertrand fut le gérant responsable jusqu'au 8 juin. Dans cette feuille, qui publia les premiers vers d'Alfred de Musset, il promut ses idées esthétiques, à l'avant-garde du romantisme français, et publia une vingtaine de pièces en prose et en vers8,7. Parmi ces « bambochades », comme il les appelait (d'après le surnom du peintre néerlandais Pierre de Laer, Bambochio), parutainsi « Jacques-Lés-Andelys, Chronique de l'An 1364 » le 1er mai 182816. Toujours en 1828, il aima une jeune fille anonyme, qui peut-être mourut et dont les exégètes retrouvent le souvenir dans l'ensemble de son œuvre17,6.
Premier séjour à Paris et retour à Dijon[modifier]

Encouragé par la lettre élogieuse qu'Hugo avait adressé au journal à la suite d'un poème qui lui était dédié et par leséloges dont la feuille avait bénéficié de la part de Chateaubriand, il partit pour Paris au début de novembre 1828 et s'installa à l'hôtel de Normandie, rue du Bouloi. Reçu dans le salon d'Émile Deschamps, des Hugo, de Charles Nodier, à l'Arsenal, il y rencontra Sainte-Beuve et lut quelques-uns de ses textes de prose. Mais le sentiment de honte que lui inspiraient sa pauvreté et sa fiertél'empêchèrent de trouver sa place dans le groupe des romantiques parisiens. Tombé malade et contraint de s'aliter en janvier 182918, il trouva au printemps un éditeur, Sautelet, pour imprimer ses poèmes, mais celui-ci fit faillite; en août, ses cahiers étaient sous séquestre19,6. Après avoir récupéré le manuscrit, il le porta à Sainte-Beuve à la fin de l'année ou au début de 18308. Songeant au théâtre...
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