Biographie de baudelaire, explication du titre les fleurs du mal, l'architecture du recueil

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  • Publié le : 29 mai 2011
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Biographie de Baudelaire

I – La carrière de Baudelaire

A – L’enfant solitaire (1821-1839)
Charles Baudelaire est né à Paris. Son père, un aimable vieillard imprégné de la philosophie du XVIIe siècle, meurt en 1827. le Sa mère se remarie avec le commandant Aupick, un homme d’une volonté et d’un esprit étroit. Ce mariage est pour l’enfant un profond chagrin. Interne au Collège Royal deLyon, puis au Lycée Louis LeGrand, il est sujet à de « lourdes mélancolies » et souffre cruellement de sa solitude.

B – Le bohème parisien (1839-1844)
Baudelaire, bachelier en 1839, mène à Paris une vie de bohème. Pour l’arracher à des fréquentations qu’ils redoutent, M. et Mme Aupick le contraignent à s’embarquer pour les Indes (1841) ; mais il est rapatrié après un séjour à l’île Maurice. Ilrapport de son voyage un goût très vif pour l’exotisme ; il se lie à son retour, avec une mulâtresse, Jeanne Duval, qui demeurera sa compagne pendant vingt ans. Il a reçu en argent, à sa majorité, sa part de l’héritage paternel. Il a écrit des poèmes et noue des amitiés littéraires, notamment avec Théophile Gautier, dont il se proclamera le disciple ; mais il compromet sa santé par des excès etdissipe son patrimoine. En 1844, il se voit imposer un conseil judiciaire.

C – L’homme de lettres (1844-1867)
Alors commence pour Baudelaire un esclavage quotidien. L’administrateur de ses biens, M. Ancelle, lui sert une rente mensuelle de deux cents francs. Pour vivre, le jeune écrivain se lance dans la critique d’art ; il publie, en 1845 et 1846 des comptes rendus de Salons, qui le fontconnaître. En 1848, il prend parti pour la Révolution ; mais son enthousiasme républicain dure peu. Vers 1852, il entreprend de traduire l’œuvre du conteur et poète américain Edgar Poe, en qui il a découvert un génie fraternel. Exalté par un grand amour pour Mme Sabatier, qui tient un salon littéraire rue Frochot, il consacre à la poésie la meilleure part de ses loisirs. En 1857 paraît, sous le titre LesFleurs du Mal, le recueil qu’il méditait depuis quinze ans ; mais ses vers, peu compris de ses contemporains, ne lui valent guère, sur le moment, qu’un procès en justice correctionnelle. Sans se décourager, Baudelaire prépare une nouvelle édition, qui en publiée en 1861 ; il sont à un recueil de poèmes en prose ; mais le travail devient pour lui de plus en plus pénible : les soucis, les dettes, leréveil d’un mal contracté dans sa jeunesse, le minent. Après une tournée de conférences en Belgique (1864), il regagne la France bien las et sujet à des troubles nerveux de plus en plus graves ; bientôt paralysé et aphasique, il meurt à quarante six ans. Après sa mort sont publiés ses Petits Poèmes en prose, ses pathétiques Journaux Intimes (Fusées et Mon cœur mis à nu), sa description aiguë desParadis artificiels, opium ou haschisch ; et, sous les titres Curiosités esthétiques et l’Art romantique, un choix de ses articles. Il laisse enfin une émouvante correspondance.
D Les fleurs du Mal (1857-61) (voir fiche)

E -Les petits poèmes en prose -1869)
Dès 1857, Baudelaire se propose de publier un recueil de poèmes en prose. Il donne certain nombre de pièces à diversesrevues, et notamment à la Revue fantastique, en 1861 ; mais des difficultés matérielles retardent la réalisation du projet ; et le poète sans avoir pu assurer à l’ouvrage sa forme définitive. Les petits Poèmes en prose, publiés en 1869, comportent cinquante pièces, mais ne constituent pas, comme les Fleurs du Mal, un ensemble organiquement li ». Baudelaire a pris pour modèle Aloysius Bertrand,l’auteur de Gaspard de la Nuit. et Il s’est efforcé « d’appliquer à la description de la vie moderne, ou plutôt d’une vie moderne abstraite, le procédé (que Bertrand) avait appliqué à la peinture de la vie ancienne, si étrangement pittoresque ». La prose poétique, musicale « sans rythme et sans rime », lui paraît susceptible de s’adapter mieux que le vers « aux mouvements lyriques de l’âme, aux...
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