Biographie de edward hopper

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Edward Hopper (22 juillet 1882 - 15 mai 1967) est un peintre réaliste et graveur américain, qui exerça essentiellement son art à New York, où il avait son atelier. Il est considéré comme l’un des représentants du naturalisme ou de la scène américaine, parce qu’il peignait la vie quotidienne des classes moyennes. Au début de sa carrière, il représenta des scènes parisiennes avant de se consacreraux paysages américains et de devenir un témoin attentif des mutations sociales aux États-Unis. Il produisit beaucoup d’huiles sur toile, mais travailla également sur des affiches, des gravures en eau-forte et des aquarelles. Une grande partie de l’œuvre de Hopper exprime la nostalgie d’une Amérique passée, ainsi que le conflit entre nature et monde moderne. Ses personnages sont le plus souventesseulés et mélancoliques.

Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Formation et voyages en Europe
1.2 Premières expositions
1.3 Consécration
2 Œuvres
2.1 Caractéristiques et évolution d’un style
2.2 Thèmes récurrents
2.2.1 Paysages ruraux
2.2.2 Architecture
2.2.3 Paysages urbains
2.2.4 Le peintre de la société américaine
2.2.5 Le peintre de la solitude, de l’aliénation et de lamélancolie
2.3 Inspirations et rayonnement
2.4 Liste des œuvres d’Edward Hopper
3 Prix
4 Expositions
5 Voir aussi
5.1 Sources
5.2 Articles connexes
5.3 Bibliographie
6 Notes et références
7 Liens externes

Biographie [modifier]
Formation et voyages en Europe [modifier]
Edward Hopper est né à Nyack le 22 juillet 1882, dans l’État de New York au sein d’une famille modeste de commerçants quivendaient des articles de mercerie. Il reçut une éducation baptiste[1] et fréquenta une école privée, puis le lycée de sa ville natale. Il s’installa ensuite à New York, où il se forma au métier d’illustrateur dans la New York School of Illustrating[2]. Il entra à la New York School of Art en 1900[3]. Là, il eut pour camarades George Bellows, Guy Pène du Bois, Patrick Henry Bruce, Walter Pach,Rockwell Kent et Norman Raeben dont certains furent assimilés à l’Ash Can School. Parmi ses professeurs, Robert Henri (1865-1929) lui enseigna à représenter des scènes réalistes de la vie urbaine.

Afin de compléter sa formation, Edward Hopper fit trois séjours à Paris, entre 1906 et 1910[4]. Il visita plusieurs pays d’Europe : les Pays-Bas (Amsterdam et Haarlem), le Royaume-Uni (Londres),l’Espagne (Madrid, Tolède), l’Allemagne (Berlin) et la Belgique (Bruxelles)[5]. Il se familiarisa avec les œuvres des grands maîtres du Vieux Continent et produisit une trentaine d’œuvres[6], essentiellement sur Paris. C’est également dans cette ville qu’il côtoya d’autres jeunes artistes américains et s’intéressa à la photographie avec Eugène Atget. Il tomba sous le charme de la culture française et restafrancophile tout au long de sa vie : revenu aux États-Unis, il continua de lire des ouvrages en français et d’écrire dans cette langue[7]. Il était capable de réciter du Verlaine[8].

Premières expositions [modifier]

Washington Square North. C’est dans cette rue de New York qu’Edward Hopper aménagea son atelierEn 1908, il s’installa définitivement à New York où il travailla commedessinateur publicitaire puis comme illustrateur, un métier qu’il n’appréciait pas[9]. À cette époque il ne peignait que rarement, la plupart du temps en été. Il participa à plusieurs expositions collectives à New York : en 1908 à l’Harmonie Club et en 1912 au Mac Dowell Club. L’année suivante, il vendit sa première œuvre et s’établit dans un studio sur Washington Square dans le quartier de GreenwichVillage[10]. En 1915, il réalisa ses premières eaux-fortes et se fit connaître par les critiques d’art dans une exposition au Mac Dowell Club. Mais c’est dans l’entre-deux-guerres qu’il commença à être vraiment reconnu, avec sa première exposition personnelle au Whitney Studio Club (1920)[11]. En 1924, il se maria avec Josephine Verstille Nivison. Surnommée « Jo » par son époux, elle avait suivi...
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