Biographie de klaus barbie

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  • Publié le : 11 octobre 2010
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Sa jeunesse
Klaus Barbie est né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg, petite ville de la vallée du Rhin, près de Bonn.
Ses parents sont catholiques. Son père est successivement employé de bureau puis instituteur. Blessé à Verdun, dans la guerre de 14-18, il en conserve une haine farouche envers la France.
En 1925, Klaus Barbie quitte sa famille pour devenir pensionnaire au lycée de Trèves. Ilest, un temps, attiré par la religion et veut se lancer dans des études de théologie. Mais après avoir passé son bac, c'est une tout autre voie qu'il choisira.
Son père, comme sa mère, meurt en 1933.
En 1934, il devient chef de patrouille aux Jeunesses hitlériennes, dirigeant un groupe d'environ cent vingt jeunes garçons de 15 à 18 ans. C'est en septembre 1935 qu'il est recruté par le SD, leservice de renseignements du Parti national-socialiste. Sa "formation" de SS Mann durera deux ans, à Bernau, une école près de Berlin.
Muté au SD de Düsseldorf, il y rencontre son supérieur, Helmut Knochen, que l'on retrouve quelques années plus tard à Paris, responsable, avec le général SS Oberg, du SD pour la France occupée. A cette époque, il se marie avec la fille d'un postier, Régina Wilms, pure"aryenne" qui suivra, elle aussi, les cours de " l'école des fiancées " puis de " l'école des femmes ", deux institutions nazies pour la formation des épouses de SS.

Son adhésion au parti nazi
En mai 1937, à 23 ans, Barbie adhère au parti nazi. Dans le dossier du SD - une des pièces produites lors du procès -, il est noté par ses chefs comme l'un de leurs meilleurs éléments : " Sesperformances dans le service sont remarquables. Son comportement en tant que SS est irréprochable tant dans le service que hors du service. (...) Son opinion relative à la conception du monde nazi est considérée comme affirmée. "
En 1940, il est envoyé à La Haye, où son rôle consiste à arrêter les juifs et les réfugiés politiques allemands installés aux Pays-Bas.
En 1942, il se rend à Dijon, puis à Lyon,où il dirige, avec vingt-cinq officiers sous ses ordres, un service de la police nazie compétente pour une région qui comprend Lyon, mais aussi le Jura, les Hautes-Alpes et jusqu'à Grenoble. Sa section est chargée de la " lutte anticommuniste, antisabotage et antijuive ".
De 1942 à 1944, Klaus Barbie s'acquittera consciencieusement de sa tâche.

Son départ de Lyon
En septembre 1944, l'arméeallemande quitte Lyon en emportant ou en brûlant derrière elle la quasi-totalité des documents.
Barbie est blessé dans sa fuite. Il parviendra tout de même à gagner Baden-Baden, où il se fait soigner. Après la guerre, il entame une nouvelle vie, s'occupe de trafic et de marché noir, dirige un cabaret à Munich sous un faux nom.
Barbie va bénéficier de la protection des services secretsaméricains, qui l'utilisent à partir de 1947 comme agent dans leur lutte contre l'URSS. A plusieurs reprises, les autorités françaises réclameront l'extradition de l'ancien officier nazi. Réponse invariable : " On ne sait pas où il est. On n'arrive pas à le localiser ".
En 1950, la France formule à nouveau une demande d'extradition. Barbie doit "témoigner" au procès de René Hardy, accusé d'avoir "donné"Jean Moulin (la victime la plus connue de Barbie, chef du Conseil national de la Résistance, dénoncé et arrêté le 21 juin 1943, au cours d'une réunion à Caluire, dans la banlieue lyonnaise). Les Américains font savoir qu'ils sont disposés à "prêter" leur agent, mais assortissent cet accord de conditions si draconiennes que les Français renoncent.

Sa vie en Bolivie
C'est avec le concoursaméricain qu'il gagne la Bolivie. Il obtient la nationalité bolivienne, sous le nom de Klaus Altmann, le 3 octobre 1957.
En Bolivie, ses affaires prospèrent. Il va diriger une entreprise d'exploitation de bois, exporter de l'écorce de quinine avant de devenir gérant de la compagnie maritime nationale de Bolivie, la " Transmaritima Boliviana limitada ".
En 1972, Beate et Serge Klarsfeld retrouvent sa...
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