Biographie de paul éluard

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  • Publié le : 13 avril 2011
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Paul Eluard

I – Sa Jeunesse

Paul Éluard de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel est un poète français né le 14 décembre 1895 à Saint-Denis et mort le 18 novembre 1952 à Paris. C'est en 1917 à l’âge de vingt et un ans qu'il choisit le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie. le père d'Éluard, Clément Eugène Grindel, est comptable lorsque naît son fils mais ouvre peu après 1900un bureau d'agence immobilière. Sa mère, Jeanne-Marie Cousin, est couturière. Il adhère au dadaïsme et devient l'un des piliers du surréalisme en ouvrant la voie à une action artistique engagée, Vers 1908 la famille s'installe à Paris, rue Louis-Blanc. Éluard fréquente l'école communale de Saint-Denis, celle d'Aulnay-sous-Bois puis entre comme boursier à l'école supérieure Colbert. Il obtient en1912 son brevet et en juillet part se reposer, sa santé étant fragile, avec sa mère, à Glion, en Suisse.

II – premiers poèmes

Une grave crise hémoptysique l'oblige à prolonger son séjour et il est alors contraint, à l'âge de seize ans, d'interrompre ses études, étant atteint de tuberculose. Il reste hospitalisé au sanatorium de Clavadel jusqu'en février 1914, près de Davos. Il y rencontreune jeune russe de son âge en exil Helena Diakonova qu'il surnomme Gala. La forte personnalité, l'impétuosité, l'esprit de décision, la grande culture de la jeune fille impressionnent le jeune Éluard qui prend avec elle son premier élan de poésie amoureuse, un élan qui se prolongera dans tous ses écrits. Devenu majeur le 14 décembre 1916, il épouse Gala dès le 21 janvier suivant.
En 1918, lorsquela victoire est proclamée, Paul Éluard allie son amour à une profonde remise en question du monde : c'est le mouvement Dada qui va commencer cette remise en question, dans l'absurdité, la folie, la drôlerie et le non-sens. C'est ensuite le surréalisme qui lui donnera son contenu. Juste avant les surréalistes, les dadaïstes font scandale. Éluard, ami intime d'André Breton, est de toutes lesmanifestations dada. Il fonde sa propre revue Proverbe dans laquelle il se montre, comme Jean Paulhan, obsédé par les problèmes du langage. En 1922, il promet à André Breton de « ruiner la littérature » et de ne plus rien produire.
Après une crise conjugale, il entreprend un tour du monde qu'il achève en 1924. Ses poèmes de l'époque (L'Amour la poésie) témoignent d'un passage difficile : rechutetuberculeuse et séparation d'avec Gala, qui est devenu l'égérie de Salvador Dali à l'occasion de vacances communes des deux couples dans la propriété des Dali à Cadaques, dont de nombreuses photographies ornant notamment l'une des pièces de cette demeure aujourd'hui transformée en musée témoignent.Le lendemain, paraît le recueil Mourir de ne pas mourir qui porte en exergue « Pour tout simplifier jedédie mon dernier livre à André Breton ».Il est de retour à Paris au début du mois d'octobre comme si de rien n'était. Tout naturellement, il participe au pamphlet Un cadavre écrit par les surréalistes en réaction aux funérailles nationales faites à l'écrivain Anatole France.

Toute la vie d'Éluard se confond à présent avec celle du mouvement surréaliste. C'est cependant lui qui échappe le mieux à laréputation de violence et qui est le mieux accepté comme écrivain par la critique traditionnelle. Éluard se plie à la règle surréaliste résumée par cette phrase du Lautréamont : « La poésie doit être faite par tous, non par un ». Avec Benjamin Péret, il écrit 152 proverbes mis au goût du jour. Avec André Breton, Au défaut du silence et L'Immaculée Conception. Avec Breton et René Char, Ralentirtravaux.
Dès 1925, il soutient la révolte des Marocains et en janvier 1927, il adhère au parti communiste français, avec Louis Aragon, Breton, Benjamin Péret et Pierre Unik. Ils s’en justifient dans le tract collectif, Au grand jour[4]. En 1926, il publie "Capitale de la douleur" qui le sacre comme l'un des poètes de tout premier plan.
III – Nusch

Les années 1931-1935 comptent parmi les plus...